Wiki Loves Monuments Tunisia 2017


Si la haute-saison touristique vient d'être clôturée, il n'en est pas de même pour la campagne de la promotion de la Tunisie en tant que destination culturelle à la hauteur de ses 3000 ans de civilisation. 

Cette campagne sera le fruit de... vos propres participations en tant que photographes! 

En effet, le collectif Wikimedia Tunisie lance un conrous-photo à partir de ce début de Septembre et jusqu'au 30 du même mois. Les photos sélectionnés seront mis à la disposition des internautes du monde entier. 

Le gagnant final, vous le devinez, est notre pays dont l'image de marque n'est toujours pas à la hauteur de ses 3000 ans d'histoire. 

Faites-vous une idée sur le principe du concours sur le blog officiel du collectif: 

Vous l'avez bien deviné, les photos sélectionnées figurent sur l'encyclopédie libre Wikipedia. Et ce sont les 24 gouvernorats qui seront à l'honneur! Montrez au monde que votre région, elle-aussi, regorge de trésors dont on connaît très peu!

L'année dernière, ce concours a totalisé 2600 photographies sous license libre pour faire connaître la Tunisie, selon notre confrère Raya Ben Guiza Verniers.

 A vos appareils!




#MedinaPassion, le jeu-concours à l'honneur de nos médinas historiques

Surfant sur la vague de la photographie urbaine qui explose sur les réseaux sociaux, Instagram notamment, le site historique Marhba.tn, tribune consacrée au Patrimoine et au Tourisme depuis 2003, s'associe à Orange Tunisie et des enseignes du tourisme de luxe pour récompenser nos photographes des quatres coins de la Tunisie. 

Le principe est simple, vous prenez en phote la médina de votre chère ville, et vous la publiez sous le hashtag "#MedinaPassion". Les protagonistes du concours ont prévu quelques prix, nous citons: 

Entre Saraha et PhotoFeeler: connaissez-vous mieux grâce à l'anonymat!

La semaine passée a apporté son lot de nouveautés digitales et de buzz, dont la fameuse application web "Saraha", un outil hyper simple permettant aux internautes d'émettre des avis sur leurs amis tout en restant anonymes. 

Tel un phénomène de mode, cette application est devenue virale en quelques jours, attisant la curiosité de nombreux facebookers. D'autres ont résisté à cet intrus, comme ce blogueur qui préfère que ses détracteurs s'affrontent à lui. 

Notre point de vue ? Malgré son simplisme apparent, Saraha affiche à notre avis deux points fort: 

- Elle répond à un de ces besoins souvent insatisfaits, celui de nous connaître toujours mieux à travers nos amis et collègues qui, souvent, gardent leurs avis pour eux-mêmes. De ce fait, Saraha chatouille la curiosité de tout chacun, apriori, sans frontières. Si cette application était un peu plus sophistiquée et disponible en différenes langues, elle a tous les ingrédients pour conquérir la planète et connaître le même sort de certains jeux phares. 

- Saraha repose sur le partage, un utilisateur ne peut tirer profit de l'application qu'après avoir partagé son lien avec ses amis, un visiteur entraîne avec lui des dizaines d'autres, dont une partie seraient aussi tentés de lancer leurs propres formulaires, etc. Ce modèle pourraît aider les protagonistes de l'application à voir leurs chiffres croître exponentiellement. 

http://sarahah.com/

Sommes-nous un peu trop optimistes quant à l'avenir de cette application ? Pourquoi pas, car elle nous a rappelé un service semblable dont la montée a été tout juste spectatulaire: PhotoFeeler

Vous êtes en train de refaire votre CV ou actualiser votre page professionnelle sur LinkedIn par exemple, et vous êtes soucieux d'utiliser la meilleure photo pour impressionner vos prospects ou futurs employeurs ? 

Ou bien vous êtes sur le point de lancer votre Tinder et vous désirer mettre un cliché qui inspire confiance et qui donne envie d'en savoir plus sur vous ? 

PhotoFeeler a conçu son interface de sorte à répondre à ces questions de la manière la plus simple et fiable possible. 

Comment ça fonctionne ? 

Vous uploadez des photos que vous souhaitez tester auprès de la communauté du site, faite d'utilisateurs comme vous. Vous pouvez constituer une bibliothèque d'images afin de les tester à plusieurs reprises pour différentes fins, si vous le souhaitez. Différentes fins ? 

Oui, en effet, PhotoFeeler distingue trois univers, trois usages possibles de vos photos: Business, Social et Dating.

https://www.photofeeler.com/vote?business

Suivant le mode choisi, les internautes auront le choix de noter (de 0 à 3) votre photo suivant trois qualificatifs de base: 

- Professionnel: Competent, Likable, Influencal,
- Social: Confident, Authentic, Fun,
- Dating: Smart, Trustworthy, Attractive, 

Le test dure généralement 24 heures, et les résultats vous sont envoyés par email, histoire de les garder à votre portée, à tout moment. Les résultats ne sont pas que quantitatifs: outre la note à donner, les utilisateurs de PhotoFeeler ont la possibilité de décrire en termes plus précis leur première impression, vous aurez ainsi droit à un résumé-statistique de vos qualificatifs telles que perçues par les inconnus, mais aussi quelques avis rédigés comme nous venons de le voir avec Saraha. On ne demande pas mieux !


https://www.photofeeler.com/vote?dating

Combien de tests pourriez-vous conduire ?

Vous seriez tenté de passer la totalité de vos photos que vous avez longtemps utilisées par ici et par là, vous êtes peut-être un fan du selfie et vous voulez voir s'ils sont réussis ou non, .. après vous avoir ouvert l'appétit, PhotoFeeler vous impose ses conditions: pour lancer un test, vous devez disposer d'un nombre minimum de jetons, credit: les tests ont donc une sorte de prix qui augmente avec le nombre de personnes qui vont voir et votre photo. Statistiquement parlant, plus il y a de votes, plus les résultats seront fiables. 


Et comment s'octroyer ces jetons ? PhotoFeeler peut les vendre bien évidemment, et il peut vous les accorder gratuitement à condition de tester les photos des gens pendant quelque temps. Voila une façon ingénieuse de gagner de l'argent et d'attirer les internautes et les fidéliser, sauf que vous êtes un peu pressé et vous aimeriez cumuler vos credits le plus vite possible pour lancer votre test, et pour ce faire, pour seriez tenté de voter à la vite, aléatoirement,.. 

 Rien n'est laissé au hasard

PhotoFeeler a tout a fait prévu ce scénario: si vous ne passez pas un minimum de temps avant d'évaluer une photo, la rémunération en credits sera faible voire même nulle. Les développeurs de PhotoFeeler ont même pensé aux gens qui ont tendance à être durs ou bien cléments dans leurs votes: si vous évaluez souvent les photos mauvaises, votre jugement aura moins de poids par la suite dans le calcul des résultats. Rien n'est laissé au hasard ! 

  
Un concept bien subtil

En bref, afin de conduire votre test sans payer un sou, le site vous oblige non seulement à être un vrai utilisateur qui vote des dizaines des photos de ses membres, mais aussi, il vous incite à être un bon utilisateur qui ne triche pas. 

Jusqu'au là, on ne peut que saluer ce modèle finement ficelé par les fondateurs et les développeurs de cette plateforme qui a inventorié un nième concept pour se faire de l'argent.  

Seulement, nous avons eu la chance de découvrir le site depuis ses débuts il y a quelques mois, et nous constatons que les prix ont quasimment doublé, simplement. Choisir l'option gratuite pour collecter les credits devient une corvée, on passe une éternité à voter avant de pouvoir partager son test. Nous avons là l'impression que les fondateurs eux-aussi sont impatients d'augmenter leur chiffre d'affaires, poussant les gens à acheter encore et encore des crédits. Nous ne saurons juger ce choix à l'instant, mais au vu de la popularité croissante du site et son développement continu, nous pouvons deviner que les choses vont pour le mieux. Le site fait déja parler de lui sur Forbes, le magazine phare. 

Un outil aussi technique peut aussi être un média ! C'est ce que nous avons découvert à travers le blog de la Photofeeler; les billets y partagés ne sont pas forcément lié avec les fonctions et les nouvelles du site, on retrouve nombreux articles séduisants parlant de la psychologie des rencontres et de la première impression

Dernière réflexion, PhotoFeeler tout comme Saraha, est un produit qui parle une langue universelle: la photo. La plateforme aurait pu être développé par n'importe qui, n'importe où, et les résultats auraient été tout aussi impressionannts!

Bonne inspiration!

http://surfntaste.com/

SurfnTaste.. 5 ans après

Eh oui, comme le suggère le titre, le blog SurfnTaste souffle sa cinquième bougie.Nous avons choisi de célébrer notre propre anniversaire! 
Aujourd'hui, nous prenons un peu de recul pour faire un bref bilan des cinq ans passés mais aussi vous faire part des débuts de SurfnTaste. 
Août 2011, c'était le début de l'effervescence sur la toile tunisienne: qui ne se rappelle pas de l'essor de Chtarsoum, de Dealoo, entre autres sites qui ont de relancer le e-commerce (progressivement) en Tunisie ? Les initiatives digitales, aussi bien lucratives qu'associatives, n'ont jamais été aussi abondantes. 
Ichrak Souilem était une internaute curieuse comme beaucoup d'autres, mais qui a simplement fait le choix d'écrire noir sur blanc son expérience-client ou utilisateur. Ainsi sont apparues les premières notes critiques sur les nouveaux sites web Tunisiens. Ichrak était aussi motivée de partager des recettes - digitales - qu'elle a testés et savourés.. à titre d'exeple, on cite Klout, un outil pour la veille de la e-réputation, et Pinterest expliqué aux Tunisiens, comme l'a souhaité l'auteur.

L'approche analytique d'Ichrak a séduit au moins un collaborateur, et par la suite, un travail d'équipe s'est installé, et le blog fut alors officiellement baptisé et lancé, sous le nom de Surfn'Taste. Un nom composé mais qui résume l'essence même de ce produit d'équipe: on surfe, on savoure, et on partage bien évidemment. 

Dans un océan de projets numériques, le mot "Frontières" n'existe pas. Combien de plateformes et d'applications mobiles faisant partie de notre quotidien ont été lancés par des entrepreneurs issus de sociétés et d'économies lointaines. L'utilisateur est le même, les règles de l'ergonomie sont les mêmes, les techniques du web-martekting sont à peu près les mêmes, et donc, toute la toile, ce vaste World Wide Web, constitue une source d'inspiration intarissable pour nous..

Nous "consommons" des produits du Digital d'outre-mer, nous ne pouvons nous en passer, et il n'y a rien à nous reprocher, mais, pourquoi ne pas offrir à ce monde sans frontières un produit made-in-Tunisia essentiel et inégalable ? Nous n'avons pas forcément besoin d'un Facebook tunisien ou d'un Google national, mais nombreux sont les petits projets aux idées très simples, visant une communauté internationale, ont fini par être adopté par les Géants. 
Ce Tunisian Dream nous donne encore plus d'énergie et de sens à notre blog, et notre souhait est d'en faire une vitrine des expériences digitales bien de chez nous qui ont du potentiel à faire mieux et à aller à la conquête du monde. 

Entre le souhait et la réalité, il y a hélas... des périodes de silence. Après un démarrage intensif du blog entre 2012 et 2013, parcourant des sujets et des dossiers divers (consommation collaborative, concepts commerciaux innovants, interviews avec des pros du digital, ..) il y a eu peu de publications pendant des mois, non pas pour manque de matière, au contraire.. mais à cause des engagements de ses auteurs dans leurs vies professionnelles respectivement.
Toutefois, ceci n'est pas un prétexte, même si nous avons affaire un à blog collectif et non pas un web magazine qui paie sa rédaction. 
Les blogs consacrés à la vie professionnelle, il y en a plein en Tunisie, et ils offrent parfois une matière inédite qui échappe aux journaux électroniques et aux magazines professionnels, d'où l'importance d'assurer la viabilité de ces blogs qui nous ont tant inspirés. 
Retour sur notre propre expérience, quels enseignements? D'abord, assurer un rythme de publication est une habitude, qu'on gagne ou qu'on perd, assez facilement. 

Afin d'ancrer une certaine routine de rédaction et de publication, il importe de rappeler tous les jours, la mission de votre blog, pour retrouver toute votre énergie et détermination. Si par exemple le blog porte votre nom, dites-vous qu'il va vous conférer une meilleure visibilité et donc plus de chances dans votre carrière. Et si vous animez un blog d'actualité, dites-vous que vous avez toujours un espace pour offrir aux internautes une matière qui fera le buzz et la notoriété de votre blog, qui sera, pourquoi pas, la première pierre d'un projet de journal, etc. 

Après avoir réalisé et rappelé - car nous avons tendance à oublier -  la mission ou l'essence même de votre blog, il faut s'engager à réaliser cette mission aussi régulièrement possible, alors que vous n'êtes pas rémunérés pour vos propres publications. Que faire ? Simplement, habituez vos lecteurs à des rubriques, par exemple, une newsletter hebdomadaire qui leur apprend quelque chose d'une semaine à une autre, c'est le cas par exemple de notre Youtubeuse / coach en développement personnel Soumow ou encore TuniData, le tout nouveau blog dédié à l'Open Data.

Promettez quelque chose à vos abonnés qui ont déja apprécié votre travail de blogueur, et vous n'aurez plus de choix que celui d'honorer votre engagement et de faire mieux pour ainsi remplir votre mission comme vous l'avez imaginée. 

Courage ! 

https://www.facebook.com/SurfnTaste/

2017 Tunisia Data Driven Journalism Hackathon


Dans un mois, la Tunisie connaîtra son premier hackathon entièrement dédié au journalisme des données, sur l'initiative de l'association The Tunisian eGov Society qui axe ses efforts autour de la démocratisation des données publiques pour une meilleure gouvernance et une participation active du citoyen. 

Qu'est-ce que le journalisme de donnée ou data-journalisme ? 

Journalisme de données, Data Journalism, ou de son nom complet data-driven journalism, est une nouvelle "école" de journalisme qui a dû son essor grâce à la démocratisation des données, statistiques, textuelles, géographiques et autres. 

Le journalisme de données se veut factuel et analytique mais ne se substitue guère au journalisme classique, ni aux autres formes tels que le journalisme d'investigation ou citoyen. 

Seulement, les informations qu'on peut récolter, découvrir et faire parler sont tout juste.. insoupçonnables. En exploitant par exemple les résultats des élections de 2014, on a découvert des faits qui ne sont pas aussi évidents tels que le déclin du taux de participation des électeurs, le bon déroulement du Jour J malgré les tensions poussées à l'extrême, etc. 

Autre caractéristique du data-journalisme: son format visuel innovateur et séducteur, mettant en valeur les schémas, les illustrations, et autres visuels généralement à la fois minimalistes et faciles à déchiffrer. La visualisation des données peut être: 

1- statique, on parle alors d'infographies, 

2- animée, vous avez certainement entendu parlé des Motion Graphics qui vous raontent ou expliquent des chiffres, 

3- interactive, pour visualiser des données complexes et permettre à l'internaute de choisir lui-même ce qu'il veut voir, exemples d'applications: informations à afficher sur une carte, découvrir les liaisons dans un réseau, etc. 

Pourquoi maintenant ?

Depuis des années, le développement des technologies web s'est accéléré, et certains sites officiels ont fait peau neuve, à l'instar du portail de l'INS (Institut National de la Statistique), ouvrant leurs données au public et aux programmes de traitement de données, également!

http://dataportal.ins.tn/fr/Dashboards

 Depuis, les données exploitables - appelées open data- ne font que se multiplier et se cumuler, nourrissant des mines d'informations intarissables, ce qu'on appelle communément Big Data. 

http://catalog.industrie.gov.tn/dataset


De plus, dans deux petits mois, tout citoyen tunisien aura bel et bien le droit de réclamer haut et fort son droit d'accès à l'information (non publiée par un ministère, une administration, une entreprise étatique ou toute autre entité publique) grâce à la loi du droit d'accès à l'information qui entrera en vigueur avant Avril 2017. 


Qu'en pensent les organisateurs ? 

Selon les militants de la société civile au sein du Tunisian eGov Society et plus généralement, dans la communauté sans frontières OpenGov Tunisia, il est aussi important d'exploiter les données ouvertes dont on dispose à ce jour avant d'en réclamer d'autres. A quoi bon ça sert d'ouvrir des données, de reconstruire des systèmes d'informations entiers et former des fonctionnaires pour ce faire, si au final, les données restent pratiquement inexploitées, méconnues, mises à l'écart, pour laisser la place aux déclarations enflammés de X et Y qui font le buzz..

Le paysage journalistique tunisien a connu une véritable expansion depuis six ans doit connaître une révolution pareille dans son contenu, exploitant les richesses, statistiques et autres, accessibles sur quelques sites qui ont ouvert une partie de leurs données.

Du point de vue SurfnTaste 

Outre l'intérêt citoyen que l'on espère avec ce concours, il y aussi intérêt à diversifier la matière journalistique. 

A ce jour, le data-journalisme reste sous-exploité par les journaux électroniques tunisiens, malgré qu'il pourraît apporter des réponses à des débats souvent houleux et sans issue, à cause de la manipulation partisane de part et  d'autre. 

Dans les pays anglosaxons et même en France, les grands portails d'information disposent d'un blog data qui publie des cartes et des statistiques sous un format visuel et compréhensible par tout chacun. C'est le cas du NewYork Times, The Guardian ou encore Le Monde.

https://www.theguardian.com/data

Le citoyen-internaute tunisien ne manque ni d'intelligence ni de volonté pour aller vers les chiffres et les comprendre, seulement, grand nombre de médias préfèrent lui servir des faits divers et des extraits de querelles de politiques pour alimenter encore plus le buzz.. et sombrer encore plus.. 

Ironie du sort, une page Facebook au nom de "الاقتصاد بالفلّاقي", lancée en 2011, a réussi ce que nombreux plateaux-télé et studios n'ont pas réussi à faire: vulgariser l'information économique, aussi complexe soit-elle. Et pourtant, cette page n'a pas pas mobilisé les moyens technologiques de visualisation. L'administrateur  s'est contenté d'un style narrateur, à la tunisienne, où le personnage principal n'est autre que le.. Chiffre. Le dévouement des internautes est tout juste incroyable, ce qui montre que le Tunisien est bien prêt à comprendre ces informations factuelles brutes, loin des manipulations exercées par certains politiques, loin du populisme exercé par leurs rivaux, et loin du langage académique dur et incolore prononcé par ceux qui sont supposés neutres, les universitaires, enfin, une partie d'entre-eux. Cette page a attiré l'attention d'au moins une radio qui a introduit une chronique. Mais, on a besoin d'encore plus de ressources pour reproduire  le data-journalisme un peu partout dans nos médias audiovisuels, écrits, et électroniques.

* * * 

Autre paradoxe, un éditeur de solutions informatiques dont on va pas citer le nom, pratique le data-journalisme bien plus fréquemment que nombreux médias dont le métier est de partager l'information. Certes, cette société fait la promotion du logiciel de visualisation de données qu'elle distribue, en partageant des exemples d'application concrètes; mais, force est de constater que cette SSII a offert ce que le 4ème pouvoir aurait dû offrir. 
Encore une fois, nous n'avons rien à reprocher au journalisme classique et autres formes de communication qui se complémentent au final pour nous apporter une image panoramique de la réalité. 

Pour l'histoire, le data journalisme a fait sa toute première percée en Tunisie grâce à un média associatif, Fhimt'Com (Fhimt.com), qui a inspiré quelques autres blogs, journalistes et associations par la suite. 

Organisateurs

Le hackathon sera organisé par la Tunisian eGov Society et le Centre Africain de Perfectionnement des Journalistes et Communicateurs (CAPJC), avec le soutien de la Fondation Friedrich-Naumann. 

La TuneGov n'est pas à son premier concours: fin octobre 2016, il y a eu un hackathon semblable destiné plutôt aux développeurs d'applications mobiles, dans le même espoit d'exploiter au maximum les données ouvertes disponibles jusqu'au là. Nous reviendrons tout au long de cette année sur les différentes réalisations innovantes et prometteuses issues de ces différents hackathons.

Tunisia Data Journalism Hackathon est prévu pendant tout le weekend du 18-19 février 2017 sera accueilli par la Startup Haus Tunis, une des ruches des jeunes entrepreneurs, sis au coeur du centre-ville. 



https://www.facebook.com/SurfnTaste/

Kafichanta ou le Deezer Made in Tunisia

Il s'agit peut-être du premier nouveau né digital de cette année 2017. Kafichanta.com se présente comme un service de streaming musical web. 
Nous avons procédé à un test rapide de la plateforme: L'inscription est hyper simple et requiert tout au plus 1 minute, avant d'atterrir sur une interface qui est à notre sens intuitive, facile à comprendre, à l'image d'un lecteur multimédia en plein écran. Soulignons toutefois que le site de streaming Kafichanta est optimisé pour le navigateur Chrome comme c'est le cas d'ailleurs pour nombreux sites. 

Choissisez votre chanson ou track préférés parmi les Top 50 par exemple, vous serez agréablement surpris par la fluidité de la plateforme, pas de lenteur à constater. Vous pouvez d'ailleurs naviguer et chercher au sein du site sans interrompre le plaisir de vos oreilles.  
https://www.kafichanta.com/popular-genres

Quid du choix musical ? Nous ne pouvons pour l'instant juger le peu de choix offert aux internautes vu que la plateforme a été lancée il y a seulement trois jours. D'ailleurs, l'on se demande comment le site Kafichanta envisage-il traiter la question des droits d'auteurs non seulement pour la musique tunisienne mais aussi en général ? 

Nous nous posons la question car nous voyons sincèrement dans ce projet une opportunité de conquérir une communauté sans frontières, même si le nom choisi pour ce nouveau-né est 100% tunisien, chose que nous apprécions fort! 

Kafichanta, jadis, était le nom donné aux cafés-chantants (vous devinez la déformation du mot) qui ont fait le bonheur de plusieurs générations avant l'ère du Satellite et du Digital. Le choix de ce nom bien de chez nous est percutant: original et facile à retenir.

L'identité visuelle est réussie à nos yeux: un logo simple faisant à la fois allusion au lecteur multimédia et à l'initiale du nom, le "K". Un logo à peaufiner ? Nous laisserons la parole aux experts de la communication visuelle. 

Outre la question du copyright, il y a aussi le défi du community building: comment Kafichanta, aussi fonctionnel et intuitif soit-il, peut-il changer des habitudes ancrées depuis.. des années si ce n'est pas une décennie (eh oui, les enfants du Digital vieillissent!). Comment Kafichanta peut-il être un produit complémentaire à des géants comme Soundcloud ou simplement Youtube qui offre le luxe d'allier la musique aux clips/concerts ? 

Certes, il y a beaucoup de travail à entreprendre du côté marketing, un travail qui ne doit jamais être dissuadé par les difficultés car la persévérance a toujours fait ses preuves même dans le cas d'une concurrence extrême. 
Dernière réflexion: et pourquoi pas faire de Kafichanta un lieu de découverte, non seulement des hits qu'on peut retrouver partout, mais aussi de nos talents (chanteurs et musiciens) ? Cela devrait conférer au projet Kafichanta une dimension partcipative, sociale, et authentique! Pour un véritable Kafichanta 2.0 ! 

Nous reviendrons avec des questions et des réponses, après avoir permis assez de temps au site pour bien s'installer et s'introduire. Nous souhaitons d'ailleurs qu'il y aura une application mobile. 
En attendant, nous souhaitons beaucoup de courage à l'équipe Kafichanta!

https://www.facebook.com/SurfnTaste/