Nous avons testé pour vous l'outil citoyen "Ask the President" by IACE

La campagne électorale bat son plein, et les prétendants à la Magistrature Suprême se bousculent pour séduire les Tunisiens dont une bonne partie ne sait plus où se donner la tête!

Fort heureusement, les mass-médias se sont unis pour organiser des débats rigoureux pour la première fois comme il est coutume sous d'autres cieux, et en attendant, la toile tunisienne n'a pas manqué d'apporter sa propre solution pour aider le citoyen à faire son choix.

Nous avons testé pour vous Ask the President, une plateforme affichant les différents candidats. Le mode d'emploi est de plus simples : il suffit d'aller vers l'un de ces prétendants, et poser sa question qui s'ajoutera à une liste de demandes et de requêtes.. à l'image d'un forum. Jusqu'à cette heure-ci, les questions demeurent sans réponse et ce, malgré la visibilité de cet outil développé par l'IACE, partenaire d'une émission phare invitant lesdits candidats. Où sont-ils?

Nous souhaitons voir une véritable interaction avec ces dizaines de citoyens qui ont pris la peine de s'inscrire et de donner de leur temps. Certes, les candidats disposent de leurs propres pages sur Facebook et Twitter et certains d'entre-eux seraient plus réactifs que d'autres, mais il importe d'être à l'écoule là où les questions fusent!

Par ailleurs, nous aimerions voir cette plateforme à l'adresse générique et aisément mémorisable "Ask.org.tn" se perpétuer et muter vers un véritable hub de démocratie participative, invitant les internautes-citoyens à poser des questions aux nouveaux élus, car la démocratie est un exercice qui va bien au-delà du droit-devoir de vote!

Plus loin encore, et compte tenu du rôle joué par l'IACE dans le monitoring des politiques publiques et de la bonne gouvernance, nous souhaitons que Ask se généralise aux différents décideurs, qu'ils occupent des postes politiques - ministériels - ou non, ainsi pour favoriser la culture du dialogue entre le citoyen et l'Etat à travers ses administrations.

Nous croyons fort que le travail continu et soutenu sur cette plateforme en dehors de la période électorale sera bénéfique à bien des égards :
- La e-participation du citoyen-internaute sera ancrée, Ask deviendra ainsi un réflexe pour s'adresser aux élus,
- Ces derniers disposeront d'un outil centralisé rendant compte des soucis du citoyen et de la société civile,
- Enfin, les protagonistes du projet vont pouvoir perfectionner et aiguiser cette nouvelle expertise dans l'intermédiation entre le citoyen et l'Etat.

Faut-il rappeler qu'au moins une expérience semblable a vu le jour asous la coupole du Bardo où les 217 représentants du peuple sont joignables grâce à la plateforme Marsad Majles de l'association Albawsala qui se charge du relai des questions et des suggestions du citoyen.


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