La Consommation collaborative


Depuis 12 ans nous sommes entré dans le 21 ème siècle mais qu'est ce qui a réellement changé au quotidien ?

Depuis plus de 7 ans le web a pris un virage avec l'émergence de facebook et des autres réseaux sociaux, on a vu émerger des nouvelles tendances de consommations qui prennent leur racine sur le web.


Voici une vidéo qui illustre bien le concept de la consommation collaborative :




En Tunisie nous en sommes encore au début, et la consommation collaborative se limite surtout à la présence  des sites d'achats groupés (pour les plus anciens, il fêteront leur un an d'existence cet été).

Nous espérons que cette vidéo vous donnera des idées et surtout n'hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez !

Surf'n'Taste 

Mobile et Porte-Monnaie : 2 en 1 !

Votre Téléphone, pourrait bientôt vous servir de porte monnaie !

Au Japon, mais aussi en Afrique, le paiement via téléphone mobile s'installe...

Quel en est le principe ? Et se situe Tunisie face à cette avancée ?



Pour une technologie de pointe, l'Afrique est en tête !


En effet il est possible de payer sa note de resto, ses factures, ou ses achats chez les commerçants grâce à votre mobile ! C'est ce qu'on appelle le M Paiement.

Au Japon le M paiement séduit 15 millions de personnes, au Kenya le M paiement est très développé et on compte 10 millions de mobinautes (un tiers des transactions sont réalisées via mobile) c'est vous dire si la Tunisie est en retard sur ce créneau ...

Le M paiement est la nouvelle de tendance de paiement dans les pays émergents et notamment en Afrique , du fait de la faible bancarisation (le taux de bancarisation en Afrique n'est que de 13%, le M paiement s'adresse aussi bien aux clients ayant un compte bancaire ou non) des populations et de l'équipement croissant en téléphone (taux de pénétration des mobile en Afrique est de 25 %). Le téléphone devient donc un levier de fond pour rattraper le retard de bancarisation et un moteur de projet pour les start-up innovantes.

En termes de M Banking, l'Afrique est ainsi le premier continent, cette technologie commence peu à peu à s'installer dans les pays occidentaux. Selon l'institut Juniper research en 2015, nous serons 2.5 milliards à payer avec nos téléphones, à condition d'assurer la sécurité des paiements, et de trouver une technologie qui fonctionne sur l'ensemble des terminaux de paiements.

Quid de la Tunisie ?

Mobile Payment  se définit depuis 2008 comme la plateforme indispensable pour les achats spontanés (achats chez l'épicier, paiement d'une course taxi, achat d'un magazine en kiosque...)
Il vous est possible sur le site de choisir votre opérateur téléphonique et entamer les M paiements ... Faut-il faire confiance à cette plateforme ? Absolument ! Mobile Payment est en effet lancé par Monétique Tunisie, et par conséquent, le site doit bénéficier des standards de sécurité.

Est-ce suffisant pour encourager le consommateur tunisien à payer via son mobile ? Mobile Payment sollicite notre sens humanitaire : Pour toute recharge via cette plateforme, un dinar est versé au profil d'une association pour handicapés.


Un concept qui profite de la concurrence !



En effet, l'opérateur historique a été le premier à proposer des services de M Paiement en association avec la Poste Tunisie : Le MobiDinar. Moyennant une ligne mobile Tunisie Télécom une carte de paiement universelle du type e-dinar smart, octroyé par la Poste à tout particulier, il est possible de payer ses factures et d'effectuer tous types de transactions, étant donné que la carte e-dinar smart permet des virements vers et à partir de tout compte bancaire.

Le M-Paiement devient de plus en plus souple et ne se limitera plus aux seuls détenteurs de carte e-dinar smart et d'une ligne Tunisie Télécom. Désormais, grâce à la première initiative privée, mdinar, quelque soit votre opérateur téléphonique, vous pourrez envoyer et recevoir de l'argent par une simple combine de touches, là où vous êtes !

Faut-il être doté d'un smartphone pour profiter du mdinar ? Pas forcément ! Ce service innovant s'ouvre à une gamme plus large de mobiles, ceux qui sont compatibles avec la technologie Java. 

Pour son lancement imminent, mdinar va bénéficier du large réseau et du budget publicitaire de la BIAT. Ailleurs, les banques ont compris depuis quelque temps l'importance du mobile en tant que porte-monnaie, et ont proposé des services de transfert d'argent en partenariat avec certains opérateurs téléphoniques.

C'est pour dire, en Tunisie, les moyens ne manquent plus pour payer via son téléphone, ne serait-ce que via un simple sms !


Le concept du M-Paiement est d'ores et déja bien défini, ce qui nous laisse un peu perplexe c'est la mise en application du M-paiement au quotidien... Tous les commerçants sont-ils confiants en ces différentes solutions de paiement ? Sont-ils prêts à encaisser de l'argent sur leurs comptes plutôt qu'en cash ? Opérationnellement, comment le M-Paiement peut-il s'ancrer en tant qu' habitude qui fait l'unanimité ?

Notre économie connaît une véritable effervescence et libre concurrence et ce, depuis la chute de la mafia. Nous  nous attendons à plus de nouveautés dans le court-terme.. Affaire à suivre !

Surf'n'Taste 

Un documentaire sur Google !





La Silicon Valley fait rêver et continuera à nous faire rêver !
On vous a sélectionner un documentaire pour cette fin de semaine "Le monde Selon Google"



Surf'n'Taste


Quand vous êtes ministre, choisissez bien votre Community Manager

Notre but n'est pas de prendre position pour ou contre ce ministre qui ne cesse d'alimenter la polémique. Il s'agit de Rafik Abdessalem, ministre des affaires étrangères qui se trouve actuellement à Istanbul pour rejoindre "les Amis de la Syrie" dans leur 2ème congrès.

La participation du ministre a été annoncée sur sa page officielle sur facebook, en ces termes : 


 توجه وزير الخارجية التونسي، الدكتور رفيق عبد السلام، إلى العاصمة التركية
 للمشاركة في مؤتمر أصدقاء سوريا الثاني الذي ينعقد في إسطنبول اليوم لمناقشة الأزمة السورية...

pour consulter le statut en entier, cliquez ici


L'expression est pour le moins équivoque, beaucoup de lecteurs ont compris par là que Istanbul est la capitale de la Turquie. Et voila que ce statut facebook prend des dimensions énormes pour être à la une d'au moins un journal (pour le moment), en tant que déclaration officielle attribuée à M .Abdessalem, mauvais élève en géographie.

Normal quand on sait que récemment, ce ministre a estimé la longueur des côtes tunisiennes à quelques 500 kilomètres sur Aljazeera Live. (on en parle ici, par exemple).

Sans vouloir juger des prestations du M. Abdessalem sur nos colonnes dédiées au web, nous voulons juste conseiller aux community managers admins des pages de politiciens, penseurs, et personnalités diverses, de soigner leur expression avant de partager quoique ce soit, pour le bien de leurs idôles !

Obama l'a déja compris :  

 Be careful about what you post online



Forum de la société Civile : Le destin de notre Tunisie passera t-il par le développement de l'économie sociale ?



Le Forum Tuniso-Français de la société civile s'est tenu le 30 et 31 mars 2012. L'équipe Surf'n'Taste s'est rendu à cet évènement qui va devenir incontournable pour la vie associative en Tunisie. 
Organisé par neuf associations, ce forum fut un succès, plus de 1000 personnes étaient présentes (associations, intervenants, organisateurs...). 


En nous promenant dans le village associatif, on ne peut rester indifférent à cette jeunesse tunisienne rayonnante et impliquée dans la vie associative du pays. 
Cette jeunesse est se sent concernée par les questions de citoyenneté, d'environnement, protection de l'enfance et des femmes, de sensibilisation face aux maladies etc ... L'ambiance dans ce village était une ambiance bon enfant entre les différentes association, il semble que la valeur commune de ce forum est le mot réseau et construction d'une société civile unie.
En parlant de société civile unie, une des conférences donnait les grandes lignes pour l'essor de l'économie sociale. On ne peut que se réjouir de la qualité du débat qui a été tenu et qui a permis de comprendre les valeurs pour lesquelles la société tunisienne s'est révoltée en 2011.
2011 était l'année de la jeunesse tunisienne, l'année de la révolte, l'année du ras le bol !
Le slogan de la révolte tunisienne était : emploi, liberté et dignité !

La jeunesse tunisienne est descendue dans les rues pour revendiquer la dignité et celle ci s'obtient entre autre par le droit à l'emploi, n'oublions pas, actuellement (officiellement, on vous conseille de lire le livre de Cyril Grislain KarrayLa prochaine guerre en Tunisie) en Tunisie on a 700 000 demandeurs d'emplois dont 200 000 qui ont fait des études supérieures !). 
L'injustice régionale est aussi un des motifs qui a poussé la jeunesse des régions internes (Sidibouzid, Kasserine etc..) à se révolter en 2011.

La séance plénière était donc un moment important pour évoquer le développement de l'économie sociale et solidaire dans les pays du nord mais aussi la façon dont cette économie peut être envisagée dans cette Tunisie post révolutionnaire. 

Pour ce qui est de la Tunisie, Said Aydi ministre de l'emploi (ex ministre) a été très clair, en disant qu'il ne fallait pas être dans une situation passive et en attente d'un geste de l'état. La jeunesse de ce pays a participé activement a évincer Ben Ali mais la jeunesse de ce pays ne construit pas actuellement le destin de ce pays, Said Aydi a déploré le manque de participation de la jeunesse tunisienne aux élections du 23 octobre 2011. 

L'intervention de Said Aydi est une bouffée d'oxygène qui appelle à réconcilier la jeunesse (y compris la jeunesse des régions internes) avec le destin citoyen de notre Tunisie. Son intervention fait échos aux valeurs pour lesquelles la jeunesse tunisienne s'est fortement impliquée dans les révoltes de 2011.

Cette séance plénière, permet donc de remettre les choses à leur juste valeur, en redonnant confiance à la société civile, en lui demandant d'exercer une pression positive sur l'état, afin que l'humain et la jeunesse tunisienne soient mis au centre de toutes les préoccupations politiques pour ne pas que les révoltes de 2011 soient un échec ! 

Les axes de réflexion sont nombreux, et l'excellente intervention de Jean Marc Borello, Délégué Général du groupe SOS a été très remarquée, après avoir rappelé que 10 % des travailleurs français exerçaient dans l'économie solidaire, Mr Borello a insisté sur les outils qui pouvaient être déployés en Tunisie pour développer l'économie sociale. 

Parmi ces outils, la synergie entre les entreprises et la société civile, car les moyens financiers jouent le rôle de catalyseur dans l'économie sociale. Concernant cette synergie nous trouvons l'idée excellente, mis à part qu'il y a un phénomène de méconnaissance partiel voir total des deux cotés, il faut noter qu'il existe des cabinets de conseil qui peuvent jouer le rôle d'intermédiaire entre les entreprises et les associations.
La micro finance, est également un outil qui a été développé dans la mesure où le financement de micro-projet joue un rôle de démocratie économique !
L'entreprenariat social, est l'outil qui nous semble le plus pertinent à nos yeux, il crée de la richesses en relevant trois défis : économique, social, et environnemental. 
Ces outils nécessitent des formations, de la maîtrise, tout en comprenant que le but est de trouver une alternative face à un modèle économique capitaliste qui renforce l'injustice sociale. 

Actuellement la Tunisie est en période de rupture, la société civile doit profiter de ce moment afin de prendre une longueur d'avance pour sensibiliser et former la jeunesse tunisienne à la création d'un nouveau modèle économique "social" basée sur une meilleure répartition des richesses. Cette économie alternative doit émerger et se professionnaliser dans cette Tunisie post-révolutionnaire. 

Surf'n'Taste