[Interview] Olivier Corvez nous présente Tunisie Propre

Tunisie Propre est à l'origine une communauté sur Facebook qui regroupe aujourd'hui près de 17 000 fans autour d'une cause nationale la propreté de la Tunisie.

C'est également une petite équipe qui se retrouve au sein d'une association, Tunisie Propre est également sur le point de lancer sa webradio le 22 juin 2012.

SurfnTaste s'est donc intéressé à la promotion d'un comportement citoyen en faveur de la propreté de la tunisie en utilisant le net, et les évènements "réels" (par opposition au monde "virtuel") et pour cela nous vous proposons une petite interview avec Olivier Corvez, créateur de Tunisie Propre.

     Pouvez-vous nous présenter Tunisie Propre ? 

     Tunisie Propre est née en juin 2010, une simple page facebook que j’ai créé et qui avait pour vocation de sensibiliser chacun(e) au respect de l’environnement.  Cette page est née d’un désir de ne plus voir la nature polluée et face à l’urgence écologique du changement climatique. Rapidement nous sommes passé du virtuel au concret via des actions de nettoyage et des sorties culturelles.  « Nous » ce sont des personnes que j’ai rencontré lors des premières actions et qui sont maintenant des amis.


      Pouvez vous nous présenter l’équipe Tunisie Propre ?

        Après un an et demi sur le net, l’Association TUNISIE PROPRE est née.
     Nous sommes structuré comme toute association. A noter que les administrateurs de la page sont également les membres du bureau. Je ne souhaitais pas dans un premier temps la naissance de l’association car je ne voulais pas rentrer dans « l’administratif » afin de garder ce caractère spontané que nous procure le net mais la constitution de l’association permet d’ouvrir de nombreuses portes.


          En tant que créateur de la page FB  avez-vous un background écologique ? Pouvez vous nous en parler ?
      
      Il est tout simple… car nous ne sommes pas à la base des écolos, juste des simples citoyens qui avons pris en compte l’urgence de la situation, que ce soit dans nos rues polluées ou au niveau mondial. Il y a en ce moment le sommet de Rio +20… J’espère que ce sommet aboutira à des décisions qui apporteront des solutions concrètes mais il ne faut pas attendre tout des dirigeants. Tout citoyen doit agir aujourd’hui et changer ses habitudes. C’est l’URGENCE numéro 1. Nous sommes tous concerné. La nature souffre et nous devons prendre soin d’elle.


Comment voyez vous la situation écologique du pays et quel rôle pourra jouer votre groupe Tunisie Propre ?

     Nous devons prendre conscience qu’il faut agir et vite… Cela va des gestes posés par chaque citoyen aux sociétés qui ne respectent pas l’environnement. Nous voyons au quotidien la nature polluée par des sacs plastiques, des déchets de constructions et nous savons que dans certaines régions la situation est catastrophique. J’ai été heureux de voir la ministre de l’Environnement à la télévision la semaine dernière aborder la situation à Gabes et à Sfax. Ce genre de pollution industrielle doit être stoppé car il en va de la santé des citoyens et de la préservation de la faune et flore. 


§                 Les organismes publics (tel que le ministère de l’environnement par exemple) ont-ils connaissance de cette initiative ? et comment comptez vous faire connaître votre groupe ?

Oui, nous travaillons d’ailleurs avec le ministère de l’environnement et nous devrions lancer dans les semaines à venir une campagne de sensibilisation auprès de la population tunisienne.Nous avons toujours été en étroite collaboration avec les mairies, les gouvernorats. Cela est capital pour nous.



   En Tunisie il existe des pages FB parlant de l’environnement, qu’est ce qui vous différencie des autres pages Fb ou plate forme internet environnementales?


J’aurai envie de  vous répondre rien car nous sommes également en lien avec ces pages et ces associations. Le « réseau » Tunisie Propre qui est présent dans toute la Tunisie se repose sur ces associations locales et nous essayons …avec succès de collaborer avec elles. Le point fort de notre association est l’ACTION. Nous connaissons l’intérêt des congrès et des salons sur l’environnement. Cela n’est pas suffisant. Il nous faut passer à l’action, nous montrer sur le terrain  lors d’actions de nettoyage et de sensibilisation comme lors de soirée porte à porte, des journées dans les écoles…


 Avez-vous des partenaires, avez-vous des actions qui destinées à du travail inter-associatif entre les différentes pages Fb ou différentes associations ?

Notre « réseau » est composé d’une quarantaine d’associations locales. Ces associations souvent isolées sont notre force. Notre slogan est « Ensemble on est plus fort ». Voilà la raison du succès de nos actions : se mobiliser tous ensemble c’est démontrer que nous pouvons travailler ensemble pour le bien du pays dans le domaine de l’environnement.

§        

             D’après vos statistiques FB, Qui sont vos « fans » sur Fb ? comment ont-ils eu connaissance de votre page ?

Nos fans sur facebook sont issus de catégories diverses et variées. Des jeunes et moins jeunes, des tunisiens ou étrangers, des personnes tres écolos et d’autres qui ont envie de bouger mais ne savent pas comment faire. Nous sommes là pour leur proposer une solution ;.. Cette solution c’est le « Ensemble… ». Vous ne savez pas que faire, cela n’est pas grave, rejoignez nous.

       Pouvez-vous nous parler de votre stratégie de communication en général ?

Notre stratégie de communication est bien sûr basée sur notre page facebook. Nous sommes présents également sur la presse via des interviews à des journaux ; régulièrement sur les ondes de RTCI et Shems que nous remercions. Il est capital d’utiliser tous les moyens de communication pour sensibiliser au respect de la nature ! Nous n’en parlons pas assez !


  

         Nous avons vu que vous avez un groupe sur Facebook, comment le gérez vous ? Êtes-vous présents sur d’autres réseaux sociaux ?

Nous sensibilisons nos fans et les tenons au courant des actions lancées dans le pays via FB, mais aussi notre blog tunisiepropre.org site que nous allons totalement remodeler et sur twitter.


 Quelle est l’impact des réseaux sociaux sur votre quotidien de Tunisie Propre ? 

Nous sommes via cette page en contact avec nos fans et nous avons également créé des groupes FB par ville.
Nous n’avons pas de bureau dans chaque ville si ce n’est un bureau virtuel. Tous les jours nous sommes en contacts avec ces bureaux ; C’est la force d’Internet

§   
 L’événementiel est en général un point très fort pour mobiliser les troupes autour d’une cause, vous en avez réalisé parlez nous de ces évènements et de la façon dont ils ont été suivi par vos fans.

Bien sur, l’événementiel est CAPITAL pour nous. Nous ne devons pas rester dans un monde virtuel. La nature n’a pas besoin de virtuel mais d’actions. 
Nous organisons 4 fois par an des journées nationales de nettoyage et de sensibilisation. La semaine du 3 juin dernier a été une semaine nationale. Des actions ont été menées dans près de 20 villes : nettoyage de sites, sensibilisation auprès des habitants, porte à porte, réhabilitation de bâtiments, mise en place du tri sélectif. Certaines actions sont parfois des petites révolutions comme le tri sélectif et nous sommes heureux de contribuer à changer les mentalités.





§                 Donnez nous une idée sur le développement futur de Tunisie Propre ?

Nous disons parfois avec humour que nous souhaitons un tsunami de propreté sur toute la Tunisie et avec toutes les associations locales et gouvernementales que cette œuvre  continue. Seul nous ne pouvons rien.
Nous souhaitons donc que ce réseau s’étendent encore et que tout en respectant l’identité de chacun nous puissions avancer ensemble. Nous allons continuer nos journées nationales tout en lançant des actions ponctuelles sur certaines villes via nos bureaux  locaux. Par ailleurs, comme évoqué, une grande opération de sensibilisation à la propreté est prévue au niveau nationale pour inviter chaque personne à changer ses habitudes ; nous espérons toucher 300 000 tunisiens


§                    Pouvez-vous nous en dire plus sur le contenu de la webradio « Tunisie Propre »

     La web radio sera lancée le 22 juin et son contenu sera simple. Elle aura pour fond évidemment la nature et l’environnement. Cela ne veut pas dire que nous en parlerons en permanence. Nous voulons une radio jeune axée sur les questions du jour : actualité générale et environnementale, sport, météo,  musique bien sûr, relations avec nos fans via des soirées dédicaces, émissions spéciales telles que des émissions détentes, cuisine bio, astuces…etc.
     Nous savons que tenir dans le temps est difficile pour une radio web mais tout comme pour l’association nous allons prendre les moyens pour avancer avec notre identité propre et la construire ensemble.

     
      L'équipe SurfnTaste vous remercie pour ces informations et votre disponibilité.







[Interview] Connaissez vous Les Bookers ?

L'équipe de SurfnTaste a passé quelque temps ce weekend avec Rym El Ghid Souid, qui a eu la gentillesse de nous présenter le groupe FB "Les Bookers"

 Pouvez-vous nous présenter Les BOOKERS ? (éléments déclencheurs ? votre rencontre avec l’équipe… )

Bookers est un groupe qui a été crée a l’initiative de Tarek Lamouchi, la personne qui a été à l’origine de l’évènement "l’Avenue Takra", le ras-de-marrés et la réaction en chaîne qui sont venus d’un pari fou entre amis a donné un grand espoir en Tunisie, d’une Tunisie qui lit et qui s’élève, Bookers en fut en quelque sorte la suite logique, qui a fédéré encore une fois des Tunisiens de tout le pays autour du livre, échange, critique et même essais écrits par quelques membres.

§          En tant que Rym El Ghid Souid, avez-vous un background littéraire, 
        et pouvez vous nous en parler ?
§  
        Oui en effet, mis a part une passion pour la lecture, j’écris aussi a mes heures perdues, actuellement, je travaille sur un roman dont j’ai achevé l’écriture en 2010.


§        Comment voyez-vous la situation culturelle et littéraire du pays et quel 
       rôle pourra jouer votre groupe Les Bookers ?
§       
       Disons que la révolution fut porteuse de tous les espoirs, étant donné qu’elle a délié les langues si je puis dire, la Tunisie a découvert beaucoup de ses talents et dans tous les domaines, pour ce qui est de l’écriture, je dois avouer, que ce n’est pas encore tout à fait ça, beaucoup d’écrivains voient beaucoup de leurs écrits passer sous silence alors que ce sont des trésors !! Les mentalités doivent changer à ce propos, le livre se doit d’avoir une meilleure promotion dans notre pays, Bookers entreprend entre autres de promouvoir les jeunes talents, et d’en parler, la communauté grandit certes et les idées viennent au fur et à mesure.

§      Les organismes publics culturels ont-ils connaissance de cette initiative ? et comment comptez vous faire connaître votre groupe ?

§      Pour le moment je ne pense pas, comme je vous l’ai expliqué, la communauté reste encore un peu recluse dans son noyau net, mais je pense qu’on ne saurait tarder  de faire parler du groupe, nous attendons juste d’avoir de « purs produits bookers » pour dire concrètement qui on est, qui sait, on aura peut-être notre site et notre label un jour J

§         Existe il des pages sur Facebook ou des plateforme similaires ?

§        A ma connaissance non, du moins en Tunisie, il existe des pages telle que Monastir Takra qui est devenu un groupe a part entière et à laquelle nous sommes un peu apparentés (nous en connaissons les administrateurs) mais au sein du groupe, nous organisons des évènements qui découlent de la page mère du groupe et qui permettent de nous réunir.

§         Qui sont vos bookers ? comment ont-ils eu connaissance de votre page ?

§       Ce sont des Tunisiens amoureux du livre et la lecture et c’est le dénominateur commun entre tous, généralement ce sont « des amis invités par leurs amis » ce qui a agrandi la chaîne, nous sommes très éclectiques de tous les points de vue : métiers, professions tendances politiques ou autres, nous ne parlons jamais politique, mais livres essentiellement et nous acceptons tous ceux qui vont dans cette tendance.

§         Pouvez-vous nous parler de votre stratégie de communication en général ?

§     Pour le moment, c’est essentiellement le réseau facebook via notre page, nous respectons aussi et d’une manière tacite un certain ordre qui veuille que notre admin (Tarek Lamouchi) soit un peu l’initiateur et le porte parole de tout le groupe, ce qui fait que nous avons une seule voix et sommes plutôt homogènes (je touche du bois)


§      Nous avons vu que vous avez un groupe sur Facebook, comment le gérez vous ? Êtes-vous présents sur d’autres réseaux sociaux ?

§      La gestion du groupe revient comme je l’ai dit à Tarek Lamouchi, mais je dois avouer que « cela coule de source entre les membres »  donc jusque là «l’ordre règne», pour ce qui est des autres réseaux sociaux, nous sommes pour le moment entrain de « cajoler » le bébé sur facebook en attendant plus pourquoi pas.

§         Quel est l’impact de Facebook sur votre quotidien de Bookers ?

§       Je pense que nous sommes un pur produit réseau social nous-même donc l’impact est plutôt direct et nous découlons directement de la facilité de communication que nous procure cela

§         Comptez-vous collaborer avec des blogs littéraires et culturels (qui et comment) ?
§    
      Je crois que si l’idée et l’occasion se présente , nous ne serions pas contre, mais je ne fais que spéculer (il faudra demander cela a Tarek)

§         Nous avons vu qu’un événement a été lancé autour de Rym El Ghid Souid, de quoi s’agit il exactement ?

§       Cet évènement a été reporté, j’avoue que ça me gêne un peu d’en parler, ce fut une agréable surprise  que Tarek m’a fait étant donné que j’écris et publie pas mal de mes essais sur Bookers, en somme, il a estimé que j’étais une booker « très active » et comme ça faisait déjà un bail qu’on voulait se rencontrer entre bookers, Tarek a pensé qu’on pouvait se réunir autour d’une des plumes du groupe (nous en avons d’autres très talentueuses !)

§         Donnez nous une idée sur le développement futur de Les Bookers.

§       Je pense que bookers risque d’étonner pas mal de monde dans les temps a venir, je n’en dis pas plus pour le moment, mais promis dès qu’il y a du nouveau, Surf'n’Taste sera des premiers a le savoir, je tiens quand même a vous remercier de l’interêt que vous nous portez.

Nous remercions Rym EL Ghid Souid pour sa disponibilité ! 

[interview] Tunis GTUG démystifie et démocratise Google Analytics

Le 4 juin 2012, Surf’n’Taste a rencontré deux membres de la famille GTUG (Google Technology User Groups), une date spéciale qui correspond au premier anniversaire de cette famille en Tunisie, et nous l’avons appris ce jour là !

C’était une découverte spontanée au fil d’une conversation ouverte avec Amir Ben Hsouna et Henda Benzineb. Elèves-ingénieurs en réseaux et télécommunications à l’INSAT, nos deux interlocuteurs semblent avoir une longue histoire d’amour avec les nouvelles technologies du web, au sein de Tunis GTUG, ils travaillent aujourd’hui sur la solution Google Analytics, dans le but de l’introduire auprès du grand public.

D’abord, c’est quoi GTUG ?

Amir : C’est une communauté qui existe partout dans le monde, et est représentée par plusieurs groupes - jusqu'à vingtaine - dans un même pays. En Tunisie, il y en a un seul groupe, lancé depuis le 4 juin 2011.

Henda : Pas loin de chez nous, GTUG compte deux groupes en Algérie. Malgré son jeune âge, Tunis GTUG a déjà réussi à grimper dans le classement mondial des communautés GTUG. 
Amir : Nous sommes en ce moment classés troisièmes à l’échelle mondiale ! 




Sur quels critères s’effectue ce classement ?


Henda : C’est suivant le nombre des événements organisés par chacun des groupes GTUG (appelés chapters).

Amir : Ajoutons à cela le nombre d’interventions réalisées dans chaque événement. Par exemple, lors du Google Tech Day, huit conférences ont été présentées. Les différents groupes GTUG envoient des rapports à un comité international qui procède à la comparaison et au classement de ses mini-communautés à travers les villes du monde.

Si on parle de la naissance de Tunis GTUG ?

Amir : Ce fût sur l’initiative de Taher Mestiri qui a introduit GTUG en Tunisie via un site web et une mailing list ouverte à tous ceux qui veulent être informés sur son lancement.
Les membres de la communauté Android, étant eux-mêmes utilisateurs des technolohies Google, ont été particulièrement sollicités pour rejoindre le noyau du premier groupe GTUG en Tunisie.

Le concept a vite gagné des sympathisants : Nombreux sont ceux qui ont voulu entamer des projets en vue de maîtriser et de vulgariser les technologies Google, à l’instar de HTML 5, Google Maps, Google Plus, etc.

Henda : La liste est encore longue, on dénombre plus de 100 technologies Google. Vous imaginez, on s’attend encore à plus d’initiatives et à un nombre croissant d’équipes.  



Amir : Je précise, une équipe décidée à travailler sur une de ces technologies, doit mener ses recherches et découvrir l’outil par elle-même. Toutes les équipes sont autonomes et réellement engagées.

Vous et la GTUG ?

Henda : Pour notre part, nous avons choisi et proposé comme projet Google Analytics,.  Taher Mestiri  - organisateur de Tunis GTUG - a approuvé notre initiative et  nous a encouragés.

Amir : C’est ainsi que nous avons réuni notre petite équipe pour travailler continûment sur cette solution phare de Google, d’abord en découvrant les bases de Google Analytics, puis en poussant notre découverte. Notre choix a intéressé plus qu’un !

Henda : En effet, les statistiques sont de plus en plus sollicitées par des propriétaires des sites web, voire même des entreprises qui ont besoin de découvrir le profil et le parcours de leurs visiteurs. Google Analytics permet de répondre à certaines questions comme : d’où viennent mes visiteurs ? Combien de temps ont-ils passé sur mon site ? Quelles sont les pages (articles, produits, …) qui les ont les plus attirés ? L’objectif final pour une entreprise, étant de mesurer et d’améliorer sa rentabilité via son site web.




Pourquoi Google Analytics parmi tous les outils de statistiques web ?

Amir : Google Analytics, dans sa version gratuite, offre un service quasi exhaustif comparé à ses concurrents. C’est aussi un outil qui innove et qui anticipe, par exemple, nous avons dernièrement étudié la fonction « statistiques en temps réel ». D’un autre point de vue, il s’agit d’une solution intuitive par excellence, grâce à une interface ergonomique et des fonctions de visualisation avancée.

L’usage des applications mobiles est-il également quantifiable ?

Amir : C’est tout à fait possible, c’est au développeur de l’application de programmer une fonction qui permet de collecter des données et de les envoyer sur un serveur, à chaque fois que l’utilisateur de l’application se connecte sur Internet. Cette procédure est dans l’intérêt du développeur lui-même, puisqu’il va pouvoir évaluer le feedback des utilisateurs et ainsi, évaluer son propre travail. A mon avis, ce réflexe manque sur le marché des applications mobiles en Tunisie. 

Parmi les applications de la statistique sur le web, les sondages en ligne, inspirent-ils confiance ?

Amir : Absolument pas, pour une simple raison : un internaute peut voter deux fois et plus. C’est techniquement difficile de contrôler des abus de ce genre. En définitive, ces sondages manquent de précision et peuvent induire en erreur.

La géolocalisation via Google Analytics, nous en sommes où en Tunisie ?

Amir : D’un point de vue général, la géolocalisation peut être affinée grâce aux identifiants des internautes - leurs adresses IP - C'est ainsi possible de remonter jusqu’au pays et au fournisseur Internet du visiteur, ce fournisseur délivre des informations sur la région , la ville voire même la localité d’où le visiteur s’est connecté. 



En Tunisie, les FAIs (fournisseurs d’accès Internet) n’ont pas un accès complet aux données de leurs abonnés, ce qui explique le manque de précision des rapports Google Analytics sur les visites en provenance de la Tunisie. Je suis en train de travailler sur cette problématique et je souhaite qu’on trouvera une solution avec nos FAIs qui sont à leur tour dépendants de Tunisie Télécom. Nous sommes également en contact avec les techniciens de Google Analytics qui pourraient élaborer une solution alternative à cette lacune.

En travaillant sur la technologie Google Analytics, qu’est ce qui vous motive ? Quels sont vos objectifs ?

Henda : Il faut noter qu’au stade actuel, la statistique n’est pas encore coutume. Plusieurs entreprises, malheureusement, ne sont pas encore conscientes de l’importance des statistiques relatives à une partie de leur activité sur le net. Notre objectif primordial, est de familiariser ces professionnels avec le web analytics, et à démystifier Google Analytics auprès de ses utilisateurs.

Les professionnels sont-ils au courant ?

Amir : Sans doute, grâce à la présence de Tunis GTUG dans des événements qui leur sont dédiés : par exemple,  le salon du e-Commerce décembre dernier, ou encore le dernier congrès Tunis SEO. Nous avons eu l’opportunité d’échanger avec des professionnels, à qui nous expliquons dans un langage simplifié et via des exemples réels, la valeur ajoutée de Google Analytics. 

Trois étapes sont à retenir : mesurer, analyser et optimiser. C’est à nous de synthétiser une information utile à partir des statistiques mesurés sur le site, avant de formuler des recommandations pour palier aux failles du site et aider son propriétaire à tirer le meilleur parti.

Nous nous adressons à des professionnels sans oublier des utilisateurs ordinaires, qui réalisent notre motivation, voila ce qui est de plus important. 

Il y en a des technologies complémentaires qui intéresseraient un professionnel ?

Amir : ça existe, je cite Google Adwords et Google Adsense, deux programmes publicitaires où Google Analytics peut être parfaitement intégré. Au final, on obtient une interface riche qui aide à monitorer ses campagnes publicitaires tout en gardant un oeil sur leur impact sur les chiffres de son site. 



Parlant de publicité, comptez-vous collaborer avec des agences de communication par exemple ?


Amir : Jusqu’à présent, nous n’avons pas encore établi des contacts. J’estime que nous ne sommes pas nombreux en Tunisie à maîtriser Google Analytics. Nous invitons ces professionnels à venir vers nous.

Comment les évènements de Tunis GTUG sont-ils organisés ?

Amir : Ils ne sont pas programmés à l’avance, ce sont plutôt des initiatives émanant de chacun de nous. Ces idées d’évènements sont proposées à tous les membres de Tunis GTUG via notre mailing list, en cas d’approbation, nous lançons l’évènement. 

Je souligne que nous n’avons pas de sponsors mais cela ne nous empêche pas de réussir nos évènements, comme par exemple le Google Tech Day qui s’est tenu à l’ISG (Institut Supérieur de Gestion) en mars dernier. Cette rencontre a attiré non seulement des étudiants curieux, toutes disciplines confondues, mais aussi des chefs d’entreprises intéressés par les solutions de Google. 



Henda : Nous veillons à ce que les conférences présentées dans nos évènements soient accessibles à tous les invités. Nous ajustons nos présentations en fonction du niveau moyen des connaissances de notre audience, laquelle nous essayons d’identifier au début de chaque conférence moyennant quelques questions.  Au final, nos évènements doivent apporter quelque chose d’utile aux auditeurs, aussi bien amateurs que connaisseurs.

Amir : La preuve, à la fin de chaque évènement, Tunis GTUG récole de nouveaux sympathisants, ils viennent se renseigner sur notre groupe, sur comment le rejoindre, etc. La procédure est simple, et gratuite : il suffit de s’inscrire sur la fameuse mailing list de Tunis GTUG ! 

Tous les membres de Tunis GTUG (précisément les abonnés à la mailing list), sont-ils engagés ?

Amir : Il y en a des membres qui, par curiosité, se contentent d’observer l’actualité de Tunis GTUG. Mais en réalisant le feedback positif à l’issue de nos évènements, ces membres finiraient par vouloir prendre l’initiative et s’engager pour autant.

Tunis GTUG, une communauté juridiquement inexistante, est-ce un obstacle ?

Amir : Je confirme, nous ne sommes pas une structure dans le sens formel du terme. J’aimerais revenir sur la personne de Tahar Mestiri, protagoniste de Tunis GTUG. Il se considère comme simple membre au même titre que nos tout nouveaux adhérents. Il refuse d’être vu en tant que fondateur. 

C’est pour dire, Tunis GTUG veut rester une véritable famille où tous ses membres se sentent égaux. C’est notre principe même.
Ailleurs, beaucoup de professionnels nous reconnaissent vite, grâce à nos évènements et aux salons dans lesquels nous participons. Nous nous sommes imposés moyennant notre effort, sans avoir besoin d’une structure quelconque.

Tunis GTUG, c’est seulement pour Tunis ?

Amir : Dans nos évènements, bon nombre des participants sont venus spécialement des villes lointaines.  Certes, nous ambitionnons d’organiser bientôt d’autres journées dans les différentes régions de la Tunisie, mais pour ce faire, nous aurons besoin de financement.

Comment vous voyez-vous dans un an ?

Amir et Henda: Des experts en Google Analytics, pourquoi pas ! En parallèle avec nos études, cet objectif est réalisable. Entre-temps, nous continuons à étudier et à exploiter les moindres nouveautés de cet outil, tout en partageant notre savoir-faire avec la communauté des utilisateurs, dans le sens large.

Cet été, nous aurons davantage de temps pour découvrir d’autres facettes et applications de cette technologie vaste et évolutive. Nous sommes pour l’initiative spontanée et utile, et nous encourageons nos collègues, votre média et tous les technophiles à aller les uns vers les autres.

L'équipe Surf'n'Taste vous remercie
pour votre attention



Pollution à Gabès ou la genèse d’une cause


Jamais ce problème n’a fait autant de bruit depuis des décennies ! Et c’est grâce à Facebook, réseau social préféré des Tunisiens, que la cause a pris des proportions énormes en quelques semaines, pour en arriver aujourd’hui à une manifestation hautement civique et responsable.

Figurez-vous, la marche réunira des associations, des simples citoyens, mais aussi des travailleurs dans la fameuse zone industrielle de la région, responsable de l’état désastreux des plages aux palmiers jadis  bénies de Gabès. Nous n’en dirons pas plus, les associations sur place ont fait un travail énorme auprès des citoyens et des responsables, pour les alerter sur la gravité de la situation.
Surf’n’Taste souhaite revenir sur le mode de communication de ces associations, en particulier « SOS Environnement Gabès » qui a réussi à créer un véritable buzz grâce à des photos qui passent de tout commentaire :






A ces clichés macabres, s’ajoutent d'autres venant d’une autre époque, quand la plage de Gabès était pleine de vie et de bonnes vieilles traditions :






C’est ainsi que des groupes citoyens et des communautés de Gabésiens sur Facebook ont repris les photos, alors que le site d’actualité Tunisia Live, a réalisé un reportage via sa web Tv « Tunisia Talks » 



Nous vous invitons à découvrir également une production qui en dit long sur la pollution des plages. 



La réunion de toutes ces voix a finalement abouti  à l’organisation d’une manifestation où tout chacun,  internaute ou non, se sent concerné. Vous pouvez en savoir plus sur l'évènement sur sa page officielle.

L’équipe Surf’n’Taste se ravit d’être sur les lieux pour prendre quelques photos et témoignages des participants dans cette marche pour… l’amour de Dame Nature et de leur ville. 

(mise à jour) nous venons de publier les photos de la manifestation, nous vous laissons découvrir et admirer ces slogans... direction notre album



[Interview] Retour sur Tezorus avec Khaled Tamzini : le e-recrutement en Tunisie

C'est déja l'été, le marché de l'emploi tunisien sera plus que jamais sollicité, tant bien par les nouveaux (sans oublier les anciens) diplômés, que par les étudiants qui souhaitent se faire un revenu avant la prochaine rentrée. Premier réflexe ? Les fameuses annonces et offres d'emploi ! Et en bon technophiles que nous sommes, les sites dédiés à l'emploi sont une belle cible pour dénicher l'opportunité en or à cet instant même ! Surf'n'Taste a choisi de vous présenter Tezorus, un des pionniers du e-recrutement en Tunisie, dont le fondateur Khaled Tamzini vient de nous en parler. Loin de vanter cette plateforme, cet entretien adresse un message tout particulier aux plus aventureux d'entre vous et aux jeunes entrepreneurs férus du web. Parole à Khaled Tamzini : 

 1 / Présentez-vous à nos lecteurs
Je pourrais me présenter en disant que je suis un entrepreneur en recherche d'idées de projets innovants quelque soit le secteur d'activité et dans un avenir proche comme un business angel. Ceci étant, vous trouverez plus d'informations sur mon profil sur Linkedin.

2 / Comment vous avez eu l'idée de lancer "Tezorus.com" ?

L'idée de lancer Tezorus (une plateforme de recrutement en ligne) était le fruit d'un constat et d'une analyse du marché de l'emploi en Tunisie. En fait, en 2006 on (demandeurs d'emploi ou entreprises recruteuses) était obligé de passer via La Presse et les autres journaux ou à travers le bureau de l'emploi très peu efficace. En s'inspirant de se qui se passait à l'époque (en 2006) dans les pays occidentaux (France, USA, ...), nous nous sommes lancé le défi de mettre en ligne une plateforme de recrutement en ligne (JobBoard) très perfectionnée, c'est-à-dire qui est à la pointe de se qui se faisait à l'époque sur tous les plans : charte graphique, programmation, ergonomie du site,... Et c'est là qu'un travail de benchmarking a été véritablement lancé.

Comment vous avez évalué la place de l'Emploi dans le web Tunisien dans le temps ?

En 2006, hormis une seule plateforme tunisienne qui existait (je ne me rappelle plus du nom), l'emploi sur le web était vierge. Donc, il y avait un potentiel important de développement de cette activité. En même temps, c'était trop risqué. Je m'explique. Il fallait convaincre les entreprises tunisiennes d'insérer leurs offres d'emploi sur Tezorus (déjà les services sont difficile à vendre de part leur intangibilité, rajoutant à cela le côté virtuel !!!), il fallait communiquer sur le site, ... Bref, il faut comprendre qu'un site web doit être géré comme n'importe quelle entité économique avec bien-sûr des spécificités autres.

3 / Parlez-nous des moments forts de Tezorus.com

Les moments forts sont nombreux:

- Le lancement effectif
- La première commande d'insertion d'une offre d'emploi
- La réussite de notre premier salon de recrutement en ligne
- Le premier candidat qui a déposé son dossier d'emploi sur Tezorus et qui a été recruté
- etc.




4 / Entreprises, cabinets de recrutement, et autres acteurs du marché de l'emploi, jouent-ils un rôle déterminant dans la survie d'un site qui leur est dédié ?

Les entreprises, bien sûr. Les cabinets de recrutement, pas vraiment. En Tunisie, ces cabinets de jouent pas le jeu. Ils prennent les jobborads comme des concurrents directs. dans une certaine mesure, ceci est vrai mais le but d'une plateforme de recrutement sur le Web est d'être une sorte de pont entre l'offreur et le demandeur d'emploi. C'est une plateforme publicitaire orienté vers l'emploi.

5 / Chercher un emploi est sans doute plus pratique et efficace sur le web que sur un journal... Peut-on prévoir pour autant que les sites d'emploi substitueront un jour aux fameuses pages d'Offres d'emploi ?

Oui. Bien entendu, j'en suis convaincu surtout avec le développement des TIC, les appareils mobiles et la connexion 3G,... Imaginez que vous êtes joignable (candidat et entreprise) à tout moment et n'importe où, que vous recevrez des alertes sur votre smartphone au lieu d'attendre le journal du dimanche.

Je pense que les cabinets de recrutement devraient se concentrer sur leur métier de base à savoir la sélection et le conseil et outsourcer tout ce qui est annonces d'emploi. Les joabbards doivent se concentrer sur leur métier de base : être un  bridge entre les offreurs et les demandeurs et pour cela il faut constamment développer de nouveaux outils technologiques.

6 / Dans la Tunisie de l'après-révolution, on parle de plus en plus de l'entreprise citoyenne... comment peut-on favoriser son essor et son enracinement ?

C'est une question très importante et très vaste. Je dirais : "le respect des valeurs humaines". Nous pourrons développer ce point dans un avenir proche.

7 / Si vous aimeriez transmettre un conseil, un enseignement aux jeunes ambitieux, particulièrement les e-entrepreneurs ? 

La persévérance. Avant de se lancer dans n'importe quel "e-projet", il faut développer le maximum son plan Marketing (budget, actions) et surtout chercher des partenaires (sur les plans technique, commercial, marketing,...) et concentrez-vous sur l'essentiel : votre "e-métier".


[Communiqué] Aroua Ben Salah remporte le Tunis SEO 2012 Trophy

Le 1er juin 2012 à l’Hôtel Africa à Tunis, s’est tenu le TUNIS SEO 2012, le premier congrès des Experts en Search Marketing en Tunisie.

A travers le monde, les techniques de développement de la visibilité sur internet se réinventent tous les jours. Grâce à ses ressources humaines hautement qualifiées, aux connaissances toujours actualisées, la Tunisie doit enfin trouver la place qu’elle mérite sur l’échiquier international des prestations autour du référencement des sites internet en particulier et du marketing en ligne plus généralement.

En permettant aux Experts que compte le pays de se réunir tous ensembles, TUNIS SEO 2012 souhaite amener les professionnels à échanger et se concerter afin d’atteindre cet objectif. Durant cette journée et dans une ambiance agréable les participants ont pu assister à:

•     La table ronde sur l’avenir du SEO en Tunisie
•    12 conférences et formations
•    Un atelier pratique de conseil en optimisation web.
•    Un concours pour designer l’Expert SEO Tunisien 2012 (Tunis SEO 2012 Trophy)

Tunis SEO 2012 Trophy  est  un concours de dimension nationale, organisée dans le cadre du 1er congrès des experts en Search Marketing en Tunisie, TUNISEO 2012 et soutenu par un comité d’experts et d’agences Françaises et Tunisiennes, s’adresse à tout acteur du Search engine optimization (SEO).


Aroua BEN SALAH (Chef de projet SEO / Tracking, de l’Agence Tunisienne Pi2R) remporte le  Tunis SEO 2012 Trophy et gagne un billet d’avion Aller/retour Tunis – Paris, une entrée au prochain SEO Camp’us 2013 à Paris, une visite guidée chez les grandes agences SEO parisiennes et un déjeuner dans le QG de Google avec les Googlers parisiens.