La voix de Siliana sur le web

Siliana est cet autre coin méconnu de la Tunisie. Il fallait une grève générale et quelques dizaines de blessés pour nous rendre compte de l'existence de cette partie de la Tunsie, comme c'était le cas pour Sidi Bouzid il y a deux ans...

Dans toute cette effervescence médiatique, nous avons voulu redécouvrir Siliana sous un angle différent en parcourant le seul média dont disposent les habitants du gouvernorat, à savoir Internet. 

Nous avons pu discerner quatre initiatives dont Radio Siliana qui diffuse à partir d'une plateforme gratuite, Radionomy. Malheureusement, cette radio des jeunes de Siliana semble ne plus fonctionner. Il n'en reste qu'une page sur Facebook.

Zama FM, autre webradio inspirée par le nom de la ville antique de Zama Regia (aujourd'hui Jama située dans la région de Siliana), s'est lancée en tant que portail régional, on y trouve de l'actualité, du divertissement, mais aussi un annuaire destiné aux entreprises implantées dans la région. Malheureusement, le site manque clairement de contenu et de communauté. Est-il plus intéressant pour un internaute de se rendre sur un site leader à l'échelle nationale pour lire les dernières nouvelles ou encore pour déposer son annonce ?



Nous pouvons encore citer Siliana News, un blog d'actualité arabophone qui ne manque pas de partager ce qui se passe ailleurs en Tunisie, et dans le monde.

Mais quel avenir pour toutes ces bonnes volontés ? Comment ces sites-là pourront-ils évoluer, s'améliorer et avant tout, survivre sachant que Siliana Online, un pionnier de la région depuis 2009, n'est plus. Il n'en reste qu'une page facebook parmi dizaines d'autres.

Aujourd'hui que plus de 30% de la population est connectée à Facebook, peut-on conclure que lancer un portail est une affaire vouée à l'échec, d'autant plus quand il s'agit d'un site régional ?

De notre point de vue, tels portails seraient les meilleurs partenaires des entreprises de la région. Les uns ont besoin des autres. Surf'n'Taste garde un oeil sur les médias en ligne des autres régions de la république.





Nouveauté Facebook : La fonction ciblage pour les pages de fans !

Lancée l'été 2012, la fonction de ciblage pour les pages Facebook est enfin arrivée sur le Facebook tunisien !

C'est une fonctionnalité qui permettra de cibler les différents fans de façon plus précise ! Il est donc possible de cibler les fans suivant : la langue, l'âge, ou encore la région géographique (Pays, Région, Ville) à condition bien sur que les utilisateurs aient complété leur profils correctement !

Le ciblage sur Facebook est largement utilisé lorsqu'il s'agit de faire  une campagne de publicité, voilà il se déploie au niveau des pages Facebook !

N'est ce pas une façon d'encourager les administrateurs des pages Facebook, à sauter le pas et les guider à faire de la publicité ciblée sur Facebook ?

Voilà un petite capture écran pour comprendre cette nouvelle fonction de ciblage :




La beauté est une affaire d'ongles ...Le business aussi !

Nailmatic ça vous dit quelque chose ?



C'est tout simplement un distributeur automatique qui propose 63 couleurs de vernis à ongles !

Il fallait y penser ...et derrière ce business deux hommes surprenant non ?

Sur le site de Nailmatic pratiquement aucune information !

Nous vous invitons à suivre ce concept sur Facebook et Instagram !






crédits photo : Nailmatic

Dommage que ce concept soit à 2000 km de chez nous, on saura où se consoler lors d'une escapade à Paris !

Infos :Le vernis coûte 5 euros, le paquet de 7 vernis est à 30 euros !


Les Free-Thinkers tunisiens ont-ils désormais leur portail ?



Il s’agit du site eddenyaup.com, un portail d’informations généraliste qui se décline en des catégories aussi variées que la politique, l’économie, la science ou encore la vie pratique.

Ce qui rend ce site spécial à nos yeux, c’est bien son contenu qui taquine vraisemblablement le sens de curiosité du lecteur : dernières trouvailles dans la recherche médicale et dans la conquête de l’espace, études scientifiques aux résultats étonnants, etc. 

Un site unique, le contenu non... 

C’est un site de culture générale par excellence, mais qui reste tout près de notre vécu (rubriques politique et économie) et notre vie de tous les jours (astuces pour mobiles, et automobiles).

Le contenu est certes original mais il n’est pas pour autant 100% unique. En effectuant une simple recherche de fragments de texte de deux articles au hasard, on se rend compte que le texte entier de chaque article circule déjà sur le web. Peut-on parler de simples communiqués de presse ou de contenu syndiqué



 Nous apprécions bien la structure du site EddenyaUp, et nous aimerions que le  contenu soit d’autant plus personnalisé et unique. De plus, l’espace-membre offert par le site devrait proposer des fonctionnalités claires et utiles : interagir avec d’autres abonnés et souder la communauté des lecteurs par exemple

Quel lien avec les penseurs libres ?

Les articles du site sont souvent repris et diffusés par pas moins deux pages communautaires sur Facebook regroupant les disciples de la libre pensée : Association des libres penseurs de la Tunisie et Free Thinkers - Libres penseurs qu’on peut visiblement accéder à partir du portail via son « like-box ».



Ce qui nous ramène à penser que le site Eddenya Up serait une initiative d’un collectif de jeunes qui ambitionnent de créer leur propre média. 


Le choix du nom du site

On s’en cache pas, nous avons au début pensé qu’il s’agit du nouveau portail d’informations de Tunisiana lancé à l’occasion de l’avènement de son réseau 3G, baptisé « EddenyaUp » et ayant une adresse URL légèrement différente « eddenyaup.com.tn » (cliquer en bas de la page sur "EddenyaUp"). Les créateurs de EddenyaUp.com ont-ils misé sur la popularité des services du premier opérateur privé ?

Le choix du nom du site est-il seulement motivé par un souci de référencement ? D’un point de vue quelque peu littéraire, eddenya (la vie) est au centre des articles de ce site, notamment à travers la rubrique « santé et sciences ». Un penseur libre cherche refuge dans la science et dans ses enseignements.

Surf'n'Taste souhaite beaucoup de courage et de persévérance à l'équipe du site EddenyaUp !

Twikle : L'actualité vue par les réseaux sociaux !

Twikle oui ! Aucun lien avec Twitter ? Non aucun !
Twikle est une nouvelle plate forme créée par la société strasbourgeoise Natevia !
C'est une plate forme d'agrégation des actualités qui se partagent le plus sur les réseaux sociaux !
Depuis son lancement il y a une dizaine de jours, nous sommes devenus  accros ! Au sein de la rédaction, nous avons testé le site !
Le premier avantage c'est le gain de temps, on se perd moins dans la quantité d'infos qui circule sur les différents réseaux sociaux !
C'est devenu un réflexe, nous ouvrons twikle pour voir les actus qui buzzent ! Ceci est permis grâce à un algorithme qui analyse quantitativement et qualitativement les infos circulant sur les réseaux sociaux (facebook, twitter, blog etc...), Twikle analyse plus d'un million d'url par heure !Pour le moment Twikle est lancé en version béta, et dans seulement 5 pays. SurfnTaste a testé la plate forme dans les 5 langues différentes, l'actu qui buzz n'est pas la même dans chacune de ces sphères, ceci les actus comme l'ouragan Sandy ou la sortie du mini Ipad est une information qu'on a retrouve dans les 5 sphères !
Parlons à présent du côté forme ! Twikle propose une plate forme très ludique, l'info qui fait buz se dispatche dans plusieurs rubriques (à la une, Monde, France, Eco, Science / technologie/ Divertissement/ Sport/ Santé/gros plans). Pour chaque info  sélectionnée on retrouve une image, un résumé et un lien vers la page d'origine.

Simple d'utilisation, à votre tour de tester, et de nous dire ce que vous en pensez ! voici au choix Twikle en 5 langues !




The Fancy : 1er réseau social commercial !

Au mois de Mars dernier, nous vous avions présenté le réseau social basé sur le partage d'images Pinterest !
Développé en deux parties, nous avons consacré la seconde partie à expliquer les avantages commerciaux que pourraient tirer les utilisateurs en ayant recours à Pinterest.
Aujourd'hui, nous souhaitons mettre le cap sur un autre réseau social The Fancy (traduit en français cela veut dire avoir envie de).


Encore un réseau social, mais The Fancy n'est pas un réseau social comme les autres, en tout cas on peut le comparer à Pinterest !

La grande différence avec Pinterest est que The Fancy permet la vente des articles, The Fancy est donc le premier réseau social commercial !

D'un point de vue forme, les interfaces de  The Fancy et Pinterest sont très faciles d'utilisation toutes les deux, mais nous préférons Pinterest qui dispose d'une interface plus "chaleureuse" (les couleurs et le design sont de loin meilleurs !). Il est à noter que 60 % des utilisateurs de The Fancy sont des hommes (contre 80% pour pinterest) ...il y a sûrement matière à creuser sous cet angle ...

The Fancy est loin d'être une idée nouvelle  ! C'est une interface qui a su faire les bonnes connexions entre le développement parallèle des réseaux sociaux d'un coté et celui des méthodes de e-commerce (sites classiques en ligne / site de deals / ventes privées etc...).
La connexion intelligente des réseaux sociaux avec le "social buying" a donc donné naissance à The Fancy !

The Fancy se définit comme "un magasin, un blog, et une liste d'envies", c'est une sorte de caverne d'Ali Baba où vous faites la découverte d'objets, vous pouvez créer votre propre liste et parcourir celles de vos amis, et au final vous pouvez même acheter en ligne ! Et bien sur les marques et commerçants peuvent mettre en ligne et vendre sur ce nouveau réseau social !

D'un point de vue pragmatique, nous trouvons que cet outil serait un très bel outil pour développer le e-commerce en Tunisie (nous avons du retard certes, pourquoi ne pas combler ce retard en prenant l'auto route The Fancy ? Les commerçants pourraient y exposer toutes sorte de biens (objets, déco, vêtements, etc..) mais aussi des services (voyages, séjour alternatif etc ....).

Pas de tableau de bord comme sur Pinterest mais des choses sympas pour votre profil !

En fonction de votre activité sur The Fancy, le réseau social vous note, il vous donne une sorte d'un score Klout qui viendrait qualifier vos contributions sur The Fancy !

Pour le reste (badges, listes d'envies, et contributeurs célèbres) on vous invite vraiment à aller découvrir The fancy, à tester et nous faire part de vos impressions ;)

En tout cas nous parions que c'est l'endroit où il faut être, et nous pensons que les applications smart phone sont celles qui présentent le plus d'avantages...Affaire à suivre et à creuser sur le terrain tunisien qui semble être vierge !

SurfnTaste


La Bulle de Dlog

En surfant sur le net, ce matin nous sommes tombés par le plus grand des hasard sur La Bulle de Dlog !
Cette page a été créée le 11 octobre, très récente, nous ne connaissons pas la créatrice de cette page et nous souhaitons entrer en contact avec elle !

En tout cas on adhère vraiment à cet humour colorée en rose, très sympa, on espère que ce n'est que le début d'une belle aventure !

Les mythes railleurs ...où comment dénoncer le manque de civisme !


Les Mythes Railleurs est une page sur facebook, très récente que nous venons de découvrir et que nous trouvons intéressante ! Il s'agit de dénoncer le manque de civisme de nos concitoyens et pour cela



il vous suffit de :

- Repérer le ou la chose qui vous choque
- Prendre en photo ce manque de civisme
- Partager sur la page FB !

C'est bien beau tout ça ! d'ailleurs la page a été créée cette semaine et compte quelques photos ! mais comment ce groupe compte il faire pour stopper ce manque de civisme ?

ce phénomène est juste un phénomène facebookien ? aura t il un impact réel sur le terrain ?

Tiens en parlant de terrain, les créateurs du groupe organisent aujourd'hui une rencontre dans un café pour parler de ce concept et "brainstormer "

SurfnTaste suit pour vous l'évolution de ce groupe !

Nouvelle campagne de pub de Benetton "Unemployee of the year"

VIDEO. Unemployee of the year, la nouvelle pub choc de Benetton

Benetton,  se positionne en tant que Business Angel ! En effet depuis le 18 septembre 2012, la marque la lancé une nouvelle campagne de publicité baptisée "Unemployee of the year". 
Benetton se soucie donc de ces 100 millions de jeunes sans travail à travers le monde et propose une petit coup de pouce  en lançant un concours via sa fondation Unhate ! 
Pour cela il vous suffit d'utiliser votre compte Facebook ou d'en créer un (si vous n'en avez pas), puis il vous suffira de proposer un projet avec un fort impact social ! 
Si vous êtes âgés entre 18 et 30 ans et que vous avez des idées plein la tête, n'hésitez pas à vous inscrire au concours et à faire partie de la communauté qui votera pour les meilleurs projets retenus ! 
La date limite pour rendre votre projet est le 14 octobre, on espère vraiment qu'il y aura des participants tunisiens, tentez votre chance surtout qu'il y aura 100 projets et une subvention de 5000 dollars pour chacun de ces projets !
Bonne chance à Tous  
  

iPhones et smartphones divers... les phones qui changent notre vie !

Au fil de nos surf nous avons trouvé une vidéo très bien faite avec un scénario simple et percutant !

Cette vidéo nous montre  deux situations presque similaires l'une sans les nouvelles technologies et l'autre avec !




Appréciez ;)



Géolocalisation "interne" : Google Maps Indoor


Les smartphones sont vraiment pratiques lorsqu'on cherche à se repérer dans l'environnement externe ! Savez vous que le service Google Maps Indoor (présent aux USA et Japon) sera bientôt disponibles pour la France ! Nous suivons cette information et nous vous tenons au courant ... 





En attendant découvrez ce service avec cette petite vidéo !



GPS SHOES


La technologie peut se trouver dans une paire de chaussures, cette semaine nous avons découvert "GPS Shoes".
Ce sont des chaussures GPS programmées pour vous guider sans avoir besoin de sortir votre smartphone de votre poche. Malheureusement nous n'avons pas la possibilité de la tester, à défaut on vous fait découvrir le concept ;)





On vous laisse découvrir la vidéo !




Interview avec Bayrem Zouari, digital artist


Surf’n’Taste invite les professionnels et différents acteurs sur le web à partager leurs propres expériences, et réflexions. Plus qu’un récit de success story, ces interviews adressent souvent des enseignements, des conseils, voire même des critiques pour mettre les lumières sur les défis et les opportunités présentés par les métiers du web.
Nous avons récemment choisi d’explorer un nouveau point de vue, celui d’un artiste pour qui Internet constitue un lieu de travail, d’échange et d’inspiration. Parole à Bayrem Zouari, illustrateur, web designer et photographe.


D’abord, parlez-nous de votre parcours et premiers pas sur le web.

BZ : Personnellement, Internet a pris de l’importance depuis l’avènement des réseaux sociaux et donc, des échanges professionnels. Il est vrai que les forums de discussions existaient bien avant, depuis les années 2000, j’aurais bien aimé trouver des  forums spécialisés autour de la communauté des professionnels, hélas les jeux de cartes et le football monopolisaient notre web.

J’ai été aussi incité à me lancer sur Internet suite à mes premières découvertes des blogs d’artistes du monde. C’est là où j’ai lancé mon tout premier journal que j’ai baptisé Glory Land. En somme, blogs et réseaux sociaux sont nécessaires pour un artiste, dans la mesure que ces outils permettent d’avoir du feedback en temps réel.
Comment vous utilisez Internet en tant qu’artiste ?

BZ : Avant tout, il s’agit d’un outil de travail où on communique via un profil professionnel et on développe son identité. Par conséquent, un artiste est tenu à être responsable de tout ce qu’il publie sur les réseaux sociaux. Je le souligne, Internet est un média redoutable où il faut veiller sur sa propre image de marque.

D’autre part, je me félicite de pouvoir accéder à des formations, documentaires, et autres supports d’apprentissage sans quoi je ne peux bâtir ma carrière. En somme, Internet est plus que nécessaire pour un artiste, en tant que créateur et en tant qu’apprenti ! 
Si je devais juger mes propres travaux, je pencherais sans hésitation pour ceux que j’ai publiés sur le web. Je me suis en effet inspiré des créations d’artistes de par le monde, j’ai voulu développer et imposer mon propre emprunte à travers ces travaux non commerciaux. 

Aujourd’hui encore en Tunisie, il y a un manque d’échange entre artistes (dessinateurs en particulier) ce qui fait d’Internet une alternative et un espace vital pour s’inspirer et avancer. Un artiste ne doit pas se contenter de ses heures de travail au sein d’une agence, ni de ses participations dans un club culturel. L’heure est à l’ouverture au monde entier, aussi bien au niveau professionnel que culturel. 


Caricatures, bandes dessinées, animations, sketchs, et autres créations artistiques sont de plus en plus nombreuses et organisées sur le web Tunisien. Est-ce intéressant pour vous de lancer votre propre série de caricatures ou web TV par exemple ?

BZ : Sans doute, c’est très intéressant ! Cela fait longtemps depuis que je rêve de lancer une web TV, mais laissez moi vous demander : Comment pourrais-je développer une série gourmande en volume horaire et en ressources  matérielles sans le financement ? Le support web qui m’offre cette possibilité, n’est pas suffisamment rentable en Tunisie. C’est un fait. La plupart des journaux électroniques peinent pour couvrir leurs dépenses, que dire des artistes ? Pour évoluer, il est impératif de renouveler ses équipements… coûteux. Et comme tout citoyen, un artiste doit assurer ses dépenses courantes, c’est élémentaire.

de droite à gauche  : le blog de CaricaTun, Yahia Boulahia et Willis from Tunis


SurfnTaste : Au fait, nous avons pensé à ces caricaturistes sur facebook qui arrivent à publier leurs créations à un rythme plus ou moins soutenu. De plus, ils sont volontaires. Pourquoi pas vous ?

BZ : Simplement, nous avons des styles différents. Je privilégie la qualité de mes illustrations plutôt qu’à leur quantité. En termes de chiffres, je passerais jusqu’à cinq jours pour achever une caricature dont je peux être satisfait. En revanche, une esquisse (sketch) de caricature prendrait quelques minutes. C’est une question de choix.


Je tiens à le redire, il n’est pas dans l’intérêt de l’artiste de produire régulièrement sans rémunération, cela ne peut qu’affecter la qualité de ses créations.  D’ailleurs, la qualité fait défaut en Tunisie. Nous ne comptons pas des caricaturistes ayant un niveau vraiment mondial. En tout cas, je n’en ai pas vu jusqu’à maintenant.

Illustration de Jason Seiler, une des références de la caricature


SurfnTaste : Quels sont les critères pour évaluer une caricature, sachant qu’à chacun son style ? 

BZ : Il faut d’abord faire la différence entre une caricature et un cartoon. Ce dernier est développé dans un style linéaire et simpliste car il mise sur le message transmis plutôt que sur la qualité de l’illustration elle-même. De ce fait, vous retrouvez les cartoons souvent dans les journaux et sur le web en réponse à l’actualité. Mais à mon avis, nous les Tunisiens devrons d’abord et davantage nous consacrer à la caricature proprement dite, pour faire évoluer notre technicité et la qualité graphique de nos réalisations. Conceptual art, matte painting, et autres techniques d’illustration sont quasiment méconnues et délaissées en Tunisie. Jusqu’à quand ?



Vous avez récemment réalisé une séance de Live-Caricature. Nous voudrions en savoir plus.

BZ : J’en garde un excellent souvenir. J’ai été contacté par une boîte de promo médicale, MC Pharma, qui allait exposer  à un congrès de pédiatrie. Le marché consiste à animer le stand en proposant aux visiteurs et aux curieux une caricature instantanée (live-caricature)

Réalisée sur le champ, rapidement, et moyennant un simple outil comme le fusain, la caricature ne peut être poussée. C’était un succès total. 

La caricature instantanée - et payée - est chose fréquente sous d’autres cieux, dans des endroits fermés comme dans la rue. Il s’agit là d’une véritable culture qui tarde encore à s’ancrer en Tunisie. J’espère qu’on verra la live-caricature se manifester plus souvent chez nous.


SurfnTaste : En Tunisie, est-ce qu’il y a des obstacles qui empêchent ce concept de s’ancrer ?

BZ : Aucunement. J’ai passé 4 heures à esquisser les visiteurs sans arrêt, ils étaient si nombreux et si différents les uns des autres : des jeunes de 18 ans jusqu’à des adultes de 60 ans, des hommes et des femmes. Pour la quasi majorité, ça serait leur première caricature, et pourtant, personne n’a été outrée.

Ni la personne illustrée, ni le grand public ne constituent des obstacles au dessinateur pour animer une séance de live-caricature. En revanche, un travail pareil requiert énormément de concentration sans faille pour satisfaire une file ininterrompue de visiteurs. Non seulement que c’est épuisant, mais aussi, cela profite au stand et à son promoteur qui bénéficie d’une animation et d’un buzz on ne peut meilleur.

La live caricature est une activité qui paye et qui se paye. Les organisateurs, les professionnels du marketing évènementiel, et les décideurs en général ont une certaine responsabilité. L’épanouissement de la live-caricature dépend simplement de leur raisonnement.
Commercial et Artistique, sont-ils contradictoires ? Quelles sont les frontières entre ces deux mondes ?

BZ C’est une équation qui oppose l’art à l’argent. Ni l’un ni l’autre ne doit prendre le dessus. A partir du moment où vous ressentez un déclin dans la qualité de votre travail, là vous devriez vous arrêter un peu, et faire de « l’art pour l’art » pour ne pas devenir un simple commerçant. En revanche, l’argent est nécessaire, et il est difficile, voire utopique pour un artiste de travailler à un rythme soutenu sans développer des sources de revenu. 

L’art pour l’art, je n’y crois pas tellement. C’est irréaliste et ça ne peut pas tenir. Même durant la Renaissance, Leonardo Da Vinci et Michael Angelo recevaient des commandes, et travaillaient comme n’importe quel professionnel. 

Qu’est ce qu’une carrière réussie pour vous?

BZ : C’est de laisser une vraie empreinte positive dans mon domaine artistique pour les générations à venir, dans le monde. J’aimerais partager mon vécu, mes expériences passées et mes connaissances sous forme artistique. J’ai vécu et je continue à vivre des expériences assez riches et inspirantes en Tunisie.

SurfnTaste : Autrement, travailler une cause à travers l’art ?

BZ : Ecoutez, pour l’humanité, l’art doit défendre une cause, à commencer par la création publicitaire.

SurfnTaste : Parlant de publicité, quels sont les spots tunisiens qui vous ont le plus marqué ?

BZ : D’après mes souvenirs, j’ai apprécié les tout premiers spots publicitaires de Tunisiana à l’aube de son lancement. (sab3a 7aya , el 7ouma , etc.) par l’agence Karoui & Karoui. Les séquences ont alors véhiculé l’âme spécifiquement tunisienne de la marque, bien que l’annonceur, Orascom Telecom, soit une entreprise étrangère.

Voila un exemple de message publicitaire travaillé intelligemment. Je salue particulièrement les scénaristes de cette série de spots publicitaires, sans oublier la réalisation et le casting, qui sont aussi des aspects réussis. Ça, c’est de l’art, et c’est de la « culture pub ».

Il y a bien d’autres spots publicitaires d’autres marques qui m’ont plu, malheureusement, la majorité de ces vidéos ont importé des idées et des concepts. En revanche, les premiers spots de Tunisiana sont typiquement tunisiens.

SurfnTaste : L’année 2011 a été marquée par l’essor de la publicité politique et aussi citoyenne. La cause a elle été bien servie par la pub ?

BZ : Personnellement, je ne pense pas que ces spots ont réussi. Je vois plutôt du matraquage et de la propagande. Une publicité peut facilement virer vers la propagande, c’est aux artistes de rester honnêtes afin de maintenir cette limite si fine entre un simple message publicitaire et la propagande, qui peut être politique, ou issue de la société civile.

Envisageriez-vous de créer et de transmettre votre propre style artistique ? 

BZ : Je le souhaite bien, ma carrière serait alors plus qu’aboutie. Mais pour ce faire,  il impose de voyager et de côtoyer des cultures diverses. Le paysage culturel en Tunisie est comme la « mer morte », alors que sous d’autres cieux,  toute idée et toute création a toutes les chances d’être acceptée et même adoptée.

En contre partie, notre profession en Tunisie est marquée par une concurrence généralement déloyale alors que l’échange entre artistes est quasi inexistant, d’où la médiocrité du niveau professionnel. Les productions ramadanesques à la télé en témoignent, et je ne suis pas le seul à le penser.

SurfnTaste : Pourtant, l’audience enregistre des records durant le mois de ramadan, et bon nombre de téléspectateurs sont accros à ces productions…  


BZ : Evidemment, mais cela n’empêche que l’artiste se doit améliorer le goût et les mentalités du public, et non pas les subir et les flatter.

Considérons par exemple que vous travaillez dans une agence et que vous devez traiter avec un client fort probablement non connaisseur. Devriez-vous imposer votre point de vue ou succomber aux goûts de votre client ?

Dans la société, l’artiste est responsable tout comme le politicien, alors que le grand public est supposé recevoir et interagir avec ses créations et ses messages.
Je rappelle toutefois que le sponsor ou le promoteur doit faire confiance à l’artiste et à sa mission, plutôt que le forcer à succomber à sa vision souvent axée sur le profit : faire des maux des gens un business, et ce n’est qu’un exemple.

En définitive, les artistes sont les seuls à pouvoir changer d’une manière positive et sensible le goût du public, en tenant bon à leurs idéaux et à leur indépendance artistique.
Je dis bien artistes, car ensemble, nous pouvons créer un mouvement et une unité ayant un poids suffisamment important pour initier un véritable changement.

Néanmoins, j’en demeure pessimiste, constatant que nous les artistes, sommes plutôt éparpillés et isolés. Nous n’avons pas une telle unité, mais plutôt de l’élitisme.


SurfnTaste : Quelle serait concrètement la forme de cette unité qui peut  faire évoluer les choses ?  

BZ : Simplement une communauté qui coopère, qui partage l’information, et qui reste ouverte au monde entier à travers les voyages, des compétitions, etc.

Je pensais que ce rêve était permis après la révolution et le grand remue-ménage qui s’en est suivi. Malheureusement, le domaine artistique n’a pas encore connu sa propre révolution.

Je cite encore une fois les productions ramadanesques dont la qualité demeure quasiment inchangée depuis 2010, aucune évolution, et c’est grave.

Et pourtant, beaucoup d’entre-nous, réalisateurs, photographes, etc. sommes satisfaits et parlons de succès, pendant que nous sommes bien loin de l’effervescence et de la créativité qui fuse dans tous les sens, ailleurs… ces pays développés sont en train d’attirer de nombreux talents. L’immigration des cerveaux, ça concerne aussi les artistes, et c’est un phénomène à prendre au sérieux. Il y en a d’autres qui changent carrément d’activité, pour mettre fin à leur isolement et manque de moyens et j’en connais des cas.

Voila pourquoi je souligne que dans une telle communauté, il importe d’être coopératif, curieux, généreux, tout artiste a droit à l’information, et… à être critiqué.

Comment vous évaluez la place de la création graphique dans le web tunisien et mondial ?

BZ : Parlant du web mondial, je suis tout juste fasciné. La création graphique et l’ergonomie évoluent très rapidement. Par cette occasion, j’invite les internautes tunisiens à « changer d’air », à se balader hors du Facebook car il y a tellement de choses à découvrir dans le grand World Wide Web.

Maintenant pour ce qui est des sites web tunisiens, j’en suis combien de fois outré, connaissant que les templates (thèmes graphiques prédéfinis) utilisés par ces sites, sont souvent vieux d’au moins cinq ans. Nous ne sommes pas en train d’exploiter pleinement l’évolution incroyable du web design qui s’opère un peu partout dans le monde.



Que pensez-vous justement de ces templates et des thèmes prédéfinis ?

BZ : A vrai dire, je ne suis pas contre l’utilisation de ces solutions fin prêtes, loin s’en faut, mais je souhaite bien que nos webdesigners fassent l’effort de personnaliser les templates qu’ils téléchargent et installent en quelques clics.

Cela me ramène à parler du vrai problème : il arrive souvent dans notre marché que le développeur web monopolise les différentes phases de la création du site web, dont il est aussi le designer et l’intégrateur. Et plus généralement, on manque de spécialisation dans plusieurs domaines professionnels en Tunisie.




SurfnTaste : Vous sous-entendez bien qu’il y a une différence entre le designer - votre métier – et l’intégrateur ? 

BZ : Bien sûr, je ne suis pas supposé apprendre les bouts de code et des commandes pour traduire la maquette graphique que j’ai créée, en une squelette du site web. Mais revenant à la réalité du marché, les trois rôles clé dans la processus de création de site web, sont tout simplement confondus, ce qui résulte en un niveau graphique moyen, peu recherché, si ce n’est pas dépassé par rapport au web design de certains sites du monde.

Je suis aussi amené à parler du piratage, une arme à double tranchant : ce « cyber-crime » sanctionné ailleurs, a rendu accessibles des suites logicielles professionnelles, à l’instar du pack Adobe. Toutefois, le revers de la médaille est que tout chacun peut télécharger… des logos à partir de banques d’images. Un logo, c’est tout simplement l’identité visuelle d’une marque. Je vous laisse imaginer les dégâts.

Le vol de propriété intellectuelle est néfaste non seulement pour le créateur, mais aussi pour le pirate ou l’imitateur qui bloquent ainsi leurs propres facultés créatives. Inspirez-vous, personnalisez, essayez d’aller toujours plus loin ! Tout créateur s’inspire !

Quelques bonnes raisons pour relooker son site ou pour faire confiance à un web designer créatif ?

BZ : Ce n’est pas chose facile. Il faut mettre en valeur son portfolio mais d’abord, apprendre à expliquer au client la valeur ajoutée du design et de l’ergonomie pour son site web futur ou déjà en ligne, étant donné que ces éléments sont souvent négligés et sous-estimés par les professionnels.

Cela me rappelle la place du graphique dans les années 80s ; à l’époque, payer un logo ou un flyer n’était pas chose évidente. Ce n’est qu’au bout d’années d’éducation que la charte graphique est devenue un besoin, je peux aussi citer le cas de la publicité audiovisuelle qui a remarquablement évolué au cours des vingt dernières années, les annonceurs ont fini par saisir l’impact réel du visuel. Il en va de même pour le web design.

Si vous pouvez définir l’ergonomie web en quelques mots ?

BZ : D’une manière simple, l’ergonomie web doit se traduire par un confort de navigation : l’information, y compris le logo et les produits, doivent être bien vus et faciles d’accès à l’œil. Le visiteur ne doit pas être désorienté face au flux souvent important d’information présenté par le site web.

SurfnTaste : Et comment pouvez-vous juger si un site est réellement ergonomique ?

BZ : Cela ressort du travail du statisticien web qui peut mesurer l’impact visuel des éléments du site en termes d’attention et de navigation, via les chiffres ou les cartes de chaleur. Je me suis introduit à cette approche d’évaluation chiffrée grâce à mon projet de web magazine Tounsia 4ever.


Le A/B testing est une des applications de la statistique appliquée
au web et qui consiste à comparer le comportement des visiteurs sur deux
interfaces afin de décider laquelle est la plus interactive



Je préfère être scientifique en faisant confiance aux faits : un site ayant un bon look, n’est pas forcément bien exploité ou simple d’utilisation, il faut l’admettre quand on a des chiffres à l’appui, au lieu d’être orgueilleux. Le design est alors ajusté selon le retour réel des visiteurs.  



Si vous désirez dire quelque chose aux professionnels du web ? (développeurs, marketers, ou simples propriétaires de sites web)

BZ : Travaillez, lancez-vous, soyez créatifs, ouvrez vous les uns aux autres, acceptez les critiques ! Et soyons spécialistes, chacun doit parfaire son propre domaine tout en respectant les autres dans leurs domaines respectifs.

Merci à SurfnTaste, un site neutre dont j’apprécie la ligne, et je serai très heureux de lire vos critiques. J’espère que votre site va contribuer dans l’amélioration de la qualité du web tunisien.

Pub-Tunisie ou l'art de rendre une publicité intéressante


Vous consultez une pub, et on vous paie pour ça. Voila un concept marketing qui fait d'un seul coup trois heureux : l'annonceur (propriétaire de la bannière) le consommateur (internaute) sans oublier le webmaster (et toute l'équipe derrière) qui crée une véritable relation gagnant-gagnant entre la marque et l'internaute, trop souvent lassé par le flux interminable de publicités. 

Ce schéma économique (appelé PTC : Paid-to-Click) profitable à tous n'est plus révolutionnaire, la majorité d'entre-nous a déja essayé ou entendu parler de ces opportunités alléchantes de faire de l'argent sans bouger de sa chaise.

Vous êtes payé pour visualiser et/ou cliquer sur une bannière sortie au hasard, parfois sans même en saisir le message. Sans doute, les sites de PTC sont nés sous d'autres cieux et ont drainé des fans partout dans le monde, et tout particulièrement chez nous, sachant que l'achat en ligne - à l'international - reste impossible en Tunisie.  Toutefois, ces sites là profitent beaucoup plus à leurs propriétaires, aux annonceurs et aux régies publicitaires qui bénéficient d'une large audience pour un coût dérisoire.

Et si on vous offre mieux, en dinars tunisiens ?

Pub-Tunisie est un nouveau site lancé par une société ayant le même nom qui exerce en toute légalité. Le site affiche des numéros de téléphone, une adresse physique, une charte d'utilisation soigneusement écrite, et tant d'autres détails qui portent à croire qu'on est en face d'un site sérieux dont on ne craint pas une soudaine disparition comme c'était le cas pour plusieurs programmes de PTC dont tunisia-ptc.com ou encore tnpubs.com



De plus, Pub-Tunisie est relativement plus "rentable" que beaucoup des géants du PTC : l'affichage d'un message publicitaires paie 0.350 jusqu'à 0.500 dinars, ce qui est de loin meilleur qu'un $0.01 par clic. De quoi rentabiliser les heures perdues sur le web. Mais tout n'est pas parfait !

Inscription ou formulaire de renseignement ?

Ceci n'est pas un secret : Vous ne pouvez commencer à recevoir les messages publicitaires qu'après avoir achevé une inscription longue et fastidieuse où vous devrez obligatoirement indiquer :

- Des informations sur votre mode de vie : statut marital, type d'hébergement, travailleur ou non, motorisé ou non, etc.
- Des détails improbables : taille des vêtements, pointure, poids, etc.
- La date de votre naissance.
- Votre adresse postale.
- Votre numéro de carte d'identité, celle-ci doit être numérisée et envoyée sur le site.




Cette dernière information, bien que sensible, n'a rien de choquant. On comprend le souci de Pub-Tunisie de vérifier l'identité de chacun de ses membres, dont certains auraient tendance à profiter du système d'affiliation et gagner plus d'argent, en multipliant leurs comptes.


Cependant, la plupart des informations requises sont une aubaine pour les annonceurs partenaires de Pub-Tunisie : ils auraient ainsi la possibilité d'aborder leurs consommateurs potentiels de la manière la plus intime qui soit : en vous envoyant par exemple une promotion le jour de votre anniversaire, sur une pièce de vêtement qui vous va parfaitement, et que vous retrouvez dans une boutique pas loin de chez vous. 
L’accès aux informations personnelles est strictement réservé aux employés, sous-traitants et agents PUB TUNISIE qui ont besoin d’y accéder dans le cadre de l’exploitation, de vérification, du développement ou de l’amélioration de nos services.(source : conditions générales)
Bonne ou mauvaise chose ? En tout cas, les données sur les utilisateurs de la plateforme Pub-Tunisie ne sont ni volées ni soutirées. 

Avez-vous déja vu regardé... une Pub ramadanesque avec beaucoup d'attention ?

Le système de rémunération de Pub-Tunisie est pour le moins qu'on puisse dire, subtil ! La simple visualisation des messages publicitaires (sous formes d'affiches et vidéos) ne suffit pas ! Le site vous demande de répondre à un simple quizz d'une seule question portant sur le produit ou la promotion en question. Au bout de quelques questions, vous comprenez qu'il vaut mieux se souvenir de chaque détail, du genre : combien y avait-il de pots de yaourt Danone sur la table ? 

Là-encore, l'annonceur ne peut que se féliciter! Il peut s'assurer que ses prospects ont reçu son message dans ses moindres détails... Peut-on s'attendre en Tunisie à ce que ce genre de rapport gagnant-gagnant devienne une tradition publicitaire ? 

Notons que les cinq premières marques en termes d'investissement publicitaire au cours du mois dernier (rapport de Sigma Conseil - Sig Mag 2012) sont aussi les premiers clients de Pub-Tunisie. 


Un modèle qui en rappelle un autre :

S'agissant d'informations, il y a encore mieux ! Les enquêtes de satisfaction font fureur depuis quelques années sur le web, où elles peuvent êtres présentées sous une forme ergonomique et peu ennuyeuse. Le plus souvent, un lot à gagner est réservé à un de ces  enquêtés qui décrivent à souhait leurs habitudes de consommation et leur profil.

Mais il y a mieux ! Tunisie Panel offre depuis trois ans à ses visiteurs de créer un compte et de rentabiliser leurs participations aux enquêtes hébergées sur ce site. Les panélistes peuvent gagner encore plus de points et de cadeaux en parrainant leurs amis.

Nous avons toutefois l'impression que Pub-Tunisie réussit en quelques semaines un buzz qui frôle parfois le spamming : de plus en plus de membres partagent leurs liens sur Facebook pour recruter des affiliés. Sans doute, l'argent facile tente, d'autant plus quand la méthode est plus simple et qui rémunère mieux.

Leader ou Follower ? 

S'adressant aux professionnels et acteurs du web, Surf'n'Taste tient à rappeler que ce genre de sites profite avant tout à son créateur et à ses partenaires. Alors autant être dans la cours des grands. Vous trouverez des idées encore plus généreuses, pour vous et pour les internautes !

Yes I Bank ...un nouveau concept de e commerce

Aujourd'hui nous allons vous proposer de découvrir une nouvelle façon de faire du e commerce ! C'est le concept de Yes I Bank ! Votre rémunération via cette nouvelle monnaie virtuelle se fait en prenant en considération votre influence ainsi que votre e-réputation ! Toutes vos activités sur le web pourront être rémunérées avec cette monnaie !

L'équipe Surfntaste s'est inscrite, une inscription très simple, l'interface est très intuitive et facile d'utilisation !

L'inscription est gratuite pour les internautes et les e-commerçants ! Cela dit, lorsqu'un e-commerçant s'inscrit sur ce site, il a l'obligation de proposer la meilleure promotion par rapport à toutes celles présentes sur le net... Ce n'est qu'un début ...nous pensons que cet acteur a de beaux jours devant lui et qu'il va faire la concurrence aux sites d'achats groupés !

Pour les e-commerçants, être présent sur ce genre de plateforme est avantageux dans la mesure où les commerçants peuvent acquérir des clients sans que Yes I bank ne prenne une commission ...pas mal non ?

Et pour les internautes ....Thibaud Cainne, fondateur de Yes I bank, dit qu'il sera possible dans un futur proche d'acheter des produits en monnaie totalement Yes ...Wait & See en tout cas si  c'est le cas ...il n'y a rien de mieux qu'à "Etre payé pour son activité sur le net et avoir accès à la consommation ...Affaire que nous suivons de très près !


[interview] Sonia Hamza Lamri nous présente Djerba Autrement !



Besoin de vacances en Tunisie ? Plusieurs choix s'offrent à vous, est ce que ça vous dirait de faire du Tourisme d'une autre façon ? En faisant appel à une agence de voyage "originale" ....
Nous avons interviewé Sonia Lamri (Directrice Commerciale) de Djerba Autrement et c'est notre façon de vous faire découvrir le Sud Tunisien sous un autre angle différent.

Pouvez-vous nous présenter votre agence ? Pourquoi le nom comporte il « autrement » ?

Notre agence existe depuis 2008, elle a été créée suite à l’envie de développer un autre tourisme, un tourisme proche de la vie locale, que j’aime à appeler un « tourisme de proximité ». L’idée est simple : à force de s’arrêter sur le bord de la route pour prendre en charge des « routards » qui voulaient découvrir la vraie vie djerbienne, les emmener hors des sentiers battus, leur faire goûter la nourriture locale, nous nous sommes dit « mais personne ne le fait ! », c’est cette richesse qu’il faut partager ! Pour la petite anecdote, je me souviens d’avoir même fait goûter de la « zommita » dans la cour de notre « houch familial» et avoir invité des touristes au mariage du village qui ne demandaient que ça, découvrir Djerba autrement. Le nom était donc naturellement trouvé. Nous sommes d’ailleurs devenus amis ! C’est ce qu’il manque aujourd’hui au tourisme, de l’humanité et du partage.
Le créneau occupé par votre agence est le Tourisme Alternatif, quelles sont les spécificités de ce créneau?
Je m’interroge encore sur l’appellation de ce  tourisme dit alternatif, car nous sommes des professionnels du tourisme tout court. Nous avons juste à cœur de proposer une approche plus locale et plus humanisée que ce qu’a offert le tourisme de masse jusqu’à présent en Tunisie.

Cela passe donc par :

des hébergements à taille humaine : hôtels de charme et surtout des maisons d’hôtes. Type d’hébergement qui a pu se développer sur le pays et qui offre un accueil local de qualité, personnalisé, au petit soin pour les clients et qui permettent de faire découvrir leurs univers, tous différents, de prendre le temps de partager leur vie quotidienne, leurs coutumes, leurs bonnes adresses, leurs recettes….les hôtes repartent souvent la larme à l’œil et promettent de revenir… C’est souvent le début d’une nouvelle histoire.
Des propositions d’activités et de circuits atypiques : par exemple, randonnées à vélo dans les pistes de Djerba, balades à dos d’ânes dans des régions oubliées du sud tunisien, rencontre avec la population, pique-nique dans les pistes au pied d’un olivier ou dans une palmeraie, arrêt dans des ateliers de fabrication typique (tisserand, vannerie…) pour développer l’économie de la famille locale qui a investi le peu de ses moyens pour produire et survivre…
Une offre sur mesure tout simplement : le client est roi ! et le client qui vient chez nous ne cherche pas la même chose que les autres donc nous sommes toujours dans l’innovation !



Pouvez- vous nous faire une petite synthèse sur la situation touristique du pays actuellement ? Au niveau institution (gouvernement, ministère du tourisme ? office de tourisme), y  a-t-il une stratégie pour migrer vers une autre forme de tourisme autre que le tourisme de masse. ?

La situation touristique est je dirais instable dans tous les sens du terme :

Les clients reviennent doucement tâter le terrain et se rendent compte par eux-mêmes qu’en fait à Djerba et dans le Sud tunisien tout va bien. Les médias jouent un rôle important sur les amalgames qui peuvent être faits entre mécontentement de la population sur le régime politique actuel et insécurité. Il faut relativiser. Les clients peuvent être encore plus en sécurité en Tunisie que dans certains quartiers de grandes villes mondiales. C’est la même chose quand il y a des manifestations en France ou des grèves, les touristes internationaux ne s’arrêtent pas à ces mouvements de population. Mais cela est nouveau dans le paysage tunisien. Il faut laisser le temps au temps.
Le gouvernement et les instances touristiques ont pris connaissance et conscience du fait qu’il faille proposer une offre touristique plus adaptée aux nouveaux besoins et envies des clients. Cela bouge un peu. Par contre, la route est longue et semée d’embûches : formation du personnel et des dirigeants, moyens financiers pour développer de nouvelles initiatives, respect de l’environnement et propreté du pays, mise en avant de la richesse du patrimoine local, création et promotion concrète des nouveaux produits touristiques à l’étranger (salon internationaux avec une image positive et innovante…).mais aussi au cœur même de la Tunisie. Les tunisiens ont le droit au voyage, et mieux encore, ils le réclament. Je profite de l’occasion pour vous remercier de promouvoir notre agence pour permettre aux tunisiens qui le demandent, de découvrir leur propre pays. Les français, eux-mêmes, représentent une part de marché énorme du tourisme en France. Alors que pour la Tunisie c’est le contraire ! Il faut donc inverser cette tendance.
En résumé, il faut changer les mentalités, celles du profit et de l’exclusivité des gros tours opérateurs étrangers. Nous avons vu les dégâts! A ce titre, c’est toute l’image de la destination low cost et bradée qu’est la Tunisie, qu’il faut changer! Le temps et le renouvellement des maîtres d’œuvres sont 2 éléments indispensables à la révolution touristique et à la renaissance de la Tunisie.

Avez-vous des concurrents sur le créneau du « tourisme autrement » pour réutiliser votre champ lexical ? Et comment vous positionnez vous par rapport à cette concurrence ?

Concrètement, nous n’avons pas de concurrents à proprement dit, nous pensons sincèrement qu’une étroite collaboration entre les différents acteurs du terrain est la seule solution pour faire marcher cette révolution. Cela passe par les guides, les restaurateurs locaux, les chauffeurs, les propriétaires d’hébergements locaux, de structures nautiques, la municipalité, le personnel d’entretien, d’accueil…Mais là encore, il faut tout changer car la mentalité ne change pas de si tôt. Nous avons la chance d’avoir sélectionné des prestataires de qualité, auxquels nous faisons confiance et qui nous font confiance aussi. Nous avons testé nos produits pour en parler concrètement. Nous proposons des hébergements que d’autres ne proposent pas par exemple, et nous avons créé des produits innovants et d’autres sont à venir mais ça c’est pour plus tard, donc on en reparlera le jour d’une autre interview.

Qui sont vos clients ? comment ont-ils connaissance de vos produits ?

Nos clients sont essentiellement français pour les produits que nous proposons car nous sommes présents commercialement en France, nous sommes très présents sur les salons, les réseaux sociaux mais pour nous aussi la route est longue et nous aspirons à vraiment toucher la clientèle tunisienne. Et encore merci de nous le permettre. Nos partenaires aussi sont les meilleurs ambassadeurs de notre qualité de travail et le bouche à oreille est notre consécration suprême. Les retombées sont là.
Pouvez-vous nous parler de votre stratégie de communication en général ?
Notre stratégie de communication est simple : nous venons de refaire tout notre site internet afin que nos (futurs) clients aient accès à toute la richesse et la diversité de nos offres, des idées de tarifs, le paiement en ligne sera d’ailleurs bientôt disponible pour surfer sur la tendance du e-tourisme. Nous faisons connaître nos produits via les salons internationaux (IFTM Top Résa, Mondial du tourisme à Paris, Salon des solidarités, des comités d’entreprise…) et les réseaux sociaux dans un premier temps. Nous comptons ensuite attaquer d’autres salons à l’étranger, les médias et les agences locales (tunisiennes et françaises essentiellement). Mais encore une fois, nous ne voulons pas faire du nombre, même s’il faut faire vivre l’agence, mais notre objectif est essentiellement faire du qualitatif à taille humaine.

Nous avons vu que vous avez une page sur Facebook, comment vous la gérez ? Êtes-vous présents sur d’autres réseaux sociaux ?

Nous alimentons notre compte et notre page Facebook au fur et à mesure des nouveautés. Mais nous n’avons pas encore étudié toutes les opportunités qu’offrent ces réseaux sociaux.  D’ailleurs, nous ne nous sommes pas encore penchés sur le réseau Twitter mais nous sommes présents sur le réseau professionnel de Viadeo.

Quelle est l’impact des réseaux sociaux sur votre quotidien (partenariat / chiffre d’affaire…) ?

Il faut avouer que Facebook représente une mine d’informations sur tous les prestataires qui sont présents en Tunisie et représente un outil de communication pour se faire connaître vraiment indispensable. Nous avons d’ailleurs pu élargir notre palette de partenaires grâce à ce site. Par contre, pour la clientèle à proprement dit, cela reste mitigé, nous ne touchons pas directement une clientèle qui recherche concrètement une autre offre. C’est une clientèle plutôt curieuse, qui veut des idées de tarifs mais qui terminent par partir avec des gros tour opérateurs français car les prix sont souvent, mais tout le temps, plus attractifs. Toujours est-il que nous avons plus de retombées sur la clientèle tunisienne qui recherche plutôt des hébergements et non des packages vol + hébergement. Du fait de l’absence d’aérien, nous devenons plus compétitifs. D’ailleurs nous avons de la demande également sur de l’out-going, pour les tunisiens (voyages de noces, voyages d’affaires, circuits sur mesure…)

Comment qualifier la communication web de vos concurrents ? Que pensez-vous des portails et annuaires touristiques ?

Je vous avouerais que nous ne portons pas plus d’importance que ça à nos concurrents car comme je vous l’ai dit, nous ne proposons pas la même chose. Si nous avons une demande disons standard (hôtellerie) nous regarderons à la rigueur le tarif affiché par les autres mais cela ne reste pas une obsession.
Concernant les annuaires, ils ne sont malheureusement pas souvent mis à jour, quand ils ne sont pas redondants ou inactifs. Le seul intérêt que nous y voyons sera pour optimiser notre référencement internet. A voir.

Comptez-vous collaborer avec des blogs de voyageurs en vue de profiter de leurs avis ?

Idem, nous n’y avons pas encore réfléchi.

Depuis 2011, le web tunisien est en mutation : la présence des sites d’achats groupés (du style Groupon en France) se font de plus en plus nombreux… est ce que l’idée de faire appel à un de ces sites vous viendrait en tête ?

Surtout pas ! Il faut voir les prix qu’ils demandent aux prestataires -70%. C’est impossible, nous sommes prestataires de services et il est hors de questions de brader nos prix pour faire du chiffre car cela se fait toujours au détriment soit de la qualité, soit de l’hôtelier, du restaurateur…Nous avons été démarchés, je les réoriente donc directement vers les partenaires. Encore une fois, nous luttons contre l’image d’une Tunisie au rabais, nous nous interdisons donc ce type de marchés.

Nous avons vu que vous avez participé au 4ème salon des solidarités à Paris, parlez nous de ce salon, et des suites que vous comptez y donner.

Une magnifique aventure ! Comme je vous le disais, nous cherchons à développer un tourisme local. Rien de mieux que de proposer des séjours et des circuits en immersion totale. C’est chose faite en participant à ce salon des solidarités. En collaboration avec cette magnifique et dynamique association qu’est la voix del’enfant de Gabes, nous avons construit un séjour au cours duquel les clients soucieux de vivre au plus proche de la population, découvrir les actions locales et encore mieux de s’y investir, pourront le faire ! En quelque sorte : un voyage utile. Les voyageurs apporteront dans leurs bagages, en plus de leur crème solaire et leur chapeau, du matériel scolaire pour aider les écoles de la région, des tissus non utilisés pour que les familles fabriquent des vêtements et les revendre, etc…Nous sommes plus dans une démarche de tourisme responsable.
Le produit en a séduit plus d’un, nous envisageons donc de le développer et de l’élargir à d’autres régions oubliées du tourisme et du développement.

Donnez nous une idée sur votre développement futur.

Koul chey bel mekoub ! Nous nous efforçons d’offrir un large panel de séjours à thème très riches et variés (sport, culture, aventure...) qui s’adressent à tous. Nous espérons donc sincèrement que nos produits en attente voient le jour rapidement et répondent à toute la clientèle. D’ailleurs un séjour « sophrologie et aromathérapie » vient d’être mis en ligne donc avis à tous les amateurs et amatrices francophones. Vous êtes les bienvenus !

Merci d’avoir répondu aux questions de SurfnTaste
Aichek surfntaste de vous être penché sur notre agence et espérons que vos lecteurs n’auront qu’une envie : celle de découvrir Djerba et ses alentours autrement.