Une communauté de plus en plus large "pour l'officialisation de la langue tunisienne Derja"

Poursuivant notre redécouverte de notre si cher dialecte, à la quête d'actions lui rendant hommage, nous sommes tombés sur une communauté au nom on ne peut plus explicite : Pour l'officialisation de la langue tunisienne "Derja".

Oui, il est réclamé haut et fort que notre fameuse Derja, unique dans son voisinage arabe et maghrébin même, mérite d'être considérée comme une langue à part entière. Et c'est dans ce sens que le groupe milite pour fédérer des milliers de Tunisiens souhaitant défendre jalousement leur langue de tous les jours et celle de nos ancêtres depuis la nuit des temps.

Ce collectif a été à l'origine de nombreuses rencontres reconnaissant l'héritage littéraire et culturel de la Derja, et instaurant les fondations d'un sérieux débat sur son officilialisation en instaurant les règles qui vont faciliter son apprentissage par nos visiteurs et invités.

Comme nous l'avons vu, le besoin s'est déja fait ressenti, enfantant au moins un dictionnaire du vocabulaire Tounsi.

Fort malheureusement, cette initiative tunisienne et patriote par excellence est considérée par certains.. contraire à.. notre Tunisianité! Paradoxal! Et pour cause, l'officilialisation de la Derja serait, selon les mêmes détracteurs, une menace à la langue arabe.

Or, le dialectal et le littéraire ont toujours cohabité. Et nul besoin de s'en cacher, aucun pays arabophone n'utilise l'Arabe littéraire parlé dans la vie de tous les jours : au marché, dans les rues, au sein des familles et entre amis, etc.

L'Egypte, fief du panarabisme pendant des décennies, a même lancé sa propre version de Wikipedia en "Arabe Egyptien" bel et bien écrit (lien).

En Tunisie, écrire en Tounsi n'a jamais été un tabou parmi les défenseurs farouches de la langue arabe : Ali Douagi le romancier, Taher Khemiri l'essayiste, et les innombrables poètes du Djerid Tunisien, juristes de renommée auteurs de la Constitution en Tunisien, etc. les exemples sont beaucoup plus nombreux.

Officialiser la langue Tunisienne moyenannt le script arabe ou latin ? La question est d'ordre technique, et les sensibilités de part et d'autre peuvent être comprises. Néanmoins, reconnaître le statut unique du dialecte tunisien serait la conséquence logique de trois millénaires de brassage culturel et linguistique dont témoigne notre langue maternelle, à la fois berbère, phénicienne (quelques traces sont toujours là oui!), arabe, andalouse, italienne, turque, persane, française, anglaise, ..

Parole aux protagonistes de la communauté : Ce groupe se veut être un recueil linguistique dédié à la langue du peuple tunisien Darja, une langue trois fois millénaire en vue de la reconnaître officiellement.



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